Friday, February 24, 2012
  • enfr

Le lundi 12 octobre 2009, a eu lieu au Palais des Congrès de Cotonou, le lancement de l’Appel de Cotonou, manifestation inaugurale de la mobilisation internationale contre le trafic de faux médicaments, initiée par la Fondation CHIRAC.

Invitée à prendre part à cet important événement, l’ONG Euro Coopération Ingénierie (ECI-DDR) s’y est faite représentée par Roch Sosthène NEPO, Directeur ECI-Bénin, assisté pour la circonstance de son épouse, Solange Immaculée NEPO, anesthésiste-réanimateur au Centre National Hospitalier et Universitaire (CNHU) de Cotonou et active dans le domaine de la sensibilisation au problème des médicaments frelatés.

Les informations détaillées relatives au contexte et à la justification de cette rencontre de très haut niveau, à ses principaux objectifs, au programme de déroulement ainsi que la liste des participants et partenaires sont disponibles sur le site Internet de la Fondation CHIRAC (www.fondationchirac.eu).

Télécharger le compte rendu de Roch Sosthène NEPO, directeur d’ECI Bénin.

Télécharger le discours de Monsieur Jacques CHIRAC. ancien président de La France de la Fondation Chirac.

L’association ECI tient à remercier Monsieur et Madame NEPO pour leur travail remarquable lors de ce congrès.

Simama Développement Afrique partenaire d'ECI

Posted by assoeci On octobre - 21 - 2009 ADD COMMENTS

L’association Euro Coopération Ingénierie a le plaisir de vous présenter son nouveau partenaire  SIMAMA DEVLOPPEMENT AFRIQUE et son tout nouveau blog:

http://simamacongo.wordpress.com/

SIMAMA est une ONG Accréditée par l’Etat Congolais (RDC)

SIMAMA DEVELOPPEMENT de la Fondation Dr Germain Kayembe Afrique

SIMAMA signifie “lève-toi” en kiswahili, langue parlée dans l’Est de la RDC .

Cette association existe depuis 2004 et a été accréditée comme ONG par l’Etat Congolais en 2006. Elle est basée à Goma et fonctionne à Kibumba (Territoire de Nyiragongo-Kibumba) sur le site d’un camp de réfugiés à une trentaine de km au Nord de Goma, Nord Kivu, à l Est de la République Démocratique du Congo.

Elles est spécialisée dans les domaines suivant:

* la prise en charge globale des personnes victimes du VIH-Sida
* la lutte contre la violence sexuelle faite aux femmes
* la réintégration des ex enfants-soldats et enfants des rues
* et autres activités d’entraide et de bienfaisance.

I. L’enfant soldat, une séduisante machine à tuer

Posted by assoeci On octobre - 18 - 2009 ADD COMMENTS

Eci-jck5« L’enfant soldat », redoutable oxymoron, est l’une des manifestations et dérives les plus cruelles et traumatisantes des conflits contemporains. Un phénomène généré pour l’essentiel par la confusion entre la sphère civile et militaire, la destruction du tissu social et l’absence d’éducation. Entre dans cette catégorie tout mineur, de sexe masculin ou féminin, âgé de moins de 18 ans, donc civil et n’étant pas en âge légal de combattre. Cette définition, proche de celle du protocole facultatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, regroupe donc autant les jeunes enfants de 7 ans, que les préadolescents et adolescents de 11 ans à 16 ans. A l’instar des femmes kamikazes, l’enfant devenu tueur fait voler en éclat l’imagerie traditionnelle en raison de l’antinomie que ce concept instaure entre la  figure de l’innocent et l’univers militaire, où combats, armes et mort sont omniprésents. La perversion de l’innocence en tant que telle est déjà une puissante arme psychologique qui déstabilise citoyens, militaires et gouvernants. Dans le contexte de guerre, le doute s’installe et la décision est paralysée. Car comment distinguer l’enfant en tant que civil à protéger de l’enfant perverti  par l’adulte et transformé en assassin ? L’incapacité à trancher sur la nature et les intentions de l’adversaire auquel sont confrontés les Etats, les armées et les forces multinationales engagées dans des conflits asymétriques (incluant guerres contre-insurrectionnelles et opérations de maintien de la paix), pose un véritable et douloureux cas de conscience. Qu’il intègre volontairement ou de force les groupes armés, qu’il lutte pour une cause « vertueuse » (une résistance contre une invasion ou un Etat oppresseur),  s’adonne au meurtre et aux razzias, l’enfant qui prend les armes perd dès cet instant son innocence, voire son humanité. Read the rest of this entry »

ECI-DDRComme la première partie de cette étude l’a indiqué, le continent noir est aujourd’hui la zone la plus massivement touchée par ce phénomène de l’enfant-soldat. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que si les pays du tiers du monde ont une probabilité plus grande de voir se développer ce fléau, celui-ci ne leur est pas exclusif. Il s’inscrit dans une réalité, plus large, que nous dirions « mondialisée » des conflits contemporains (qualifiés précédemment de « postmodernes », marqués par la confusion des trois composantes de la « trinité remarquable » de Clausewitz, à savoir peuple, gouvernement et armée). Cet état de fait pose dès lors un problème d’identification/ délimitation des participants/belligérants, par leur caractère ambigu, protéiforme et fluctuant, donc insaisissable et difficilement prévisible, infra-étatique donc foncièrement hors-la-loi et anarchique. Un pays émergent, à la croissance accélérée (y compris démographique), peut connaître ce type de conflits internes impliquant la jeunesse si le développement ne suit pas et si l’Etat n’entreprend pas les réformes qualitatives nécessaires. L’aspect économique n’est donc certainement pas le seul déterminant, même s’il joue un rôle majeur et fait figure de facteur aggravant en tout état de cause. Read the rest of this entry »

Une fois que le conflit s’achève, se pose immédiatement la question de la reconversion des enfants soldats, de leur réintégration dans un système en marge duquel ils ont trop longtemps vécu, car imprégnés exclusivement de codes de violence. La pérennité des moyens soulève de nombreuses  interrogations car la réussite de tels projets est conditionnée par l’implication réelle des Etats concernés (comme évoqué précédemment) et par un cadre stable sans lequel les projets ne peuvent prendre forme.  Les actions tant préventives que « post-conflits» doivent se focaliser sur l’éducation et la resocialisation, « (re)créer un lien social et moral rompu ou altéré ». Dans des pays où l’éducation nationale est très lacunaire à la base, le manque de moyens, de structures et d’outils pédagogiques se fait cruellement sentir. La perpétuation d’un cercle vicieux est dès lors inévitable, la misère et l’ignorance suscitant irrémédiablement la colère et le retour à la violence. Ce genre de contexte n’est pas propice à chasser les vieux démons qui hantent ces jeunes garçons et filles, soldats ou victimes collatérales des conflits. La première erreur de lecture serait de se concentrer sur des facteurs conjoncturels alors que les racines du problème restent peu ou prou constantes et intactes. L’endoctrinement et l’immixtion des enfants dans des conflits asymétriques ou inter-partisans, des guerres de clans ou civiles qui doivent en principe être l’affaire de soldats majeurs, sont favorisés par des « aimants structurels », propres à la plupart des pays du tiers monde et de l’Afrique, souffrant entre autres d’un IDH extrêmement faible et d’un taux de scolarisation très bas. Les enfants, soumis à des travaux ingrats, sont obligés de quitter très tôt l’école. Ils deviennent parfois les uniques soutiens de famille lors du décès ou de la maladie d’un père ou d’une mère. L’appel aux armes et l’argent facile (gagné grâce aux pillages, meurtres et massacres collectifs) constituent une tentation immense pour des enfants. Read the rest of this entry »

Si le volontarisme humanitaire en matière de réintégration des ex belligérants et des enfants-soldats commence à porter ses fruits et à se traduire par des réalisations concrètes, les centres existants ou en cours ne peuvent et ne pourront pas accueillir tous ces enfants dont le nombre semble grandir à mesure que les conflits s’étendent ou perdurent. Par ailleurs, outre « l’effet tache d’huile », la diversité d’âges, de sexes (les fillettes et jeunes filles sont aussi impliquées), de profils, de vécus, de psychopathologies, la disparité des niveaux et des aptitudes d’un enfant à l’autre, exigent non seulement une différenciation du traitement psychothérapeutique mais un effectif conséquent de personnels qualifiés, pluridisciplinaires et polyvalents, ayant une très grande connaissance et expérience des réalités endogènes. La construction de tels centres devrait être accompagnée d’un constant effort de mutualisation des ressources et des énergies.

Eci-jck02La vision qui doit conduire les projets DDR doit être impérativement globale et appuyée par une pleine coopération entre les ONG et les Etats. L’objectif sera long à atteindre, le poids de la mémoire et des réticences politiques et idéologiques étant bien réel dans la plupart des cas. Et permettre à l’ancien enfant-soldat de trouver un travail, source de rémunération et donc de connaître la satisfaction de vivre « à la sueur de son front » et en toute légalité, de jouir de nouveau de l’amour et du soutien familial (pour certains d’entre eux), n’est pas forcément un gage de réussite à long terme. Il est essentiel, à cet effet, que l’enfant ne se coupe pas totalement du centre de réinsertion dès les premiers progrès constatés et qu’il bénéficie d’un suivi minimum à plus long terme car les vulnérabilités liées au souvenir des conflits, les obstacles et résistances sociales à une réintégration parfaite, subsistent dans le temps. Toutes les familles et villages ne sont pas prêts à réintégrer leurs enfants, lesquels ont souvent été forcés par leurs nouveaux maîtres de tuer leurs proches et voisins afin d’empêcher tout retour ultérieur parmi les leurs. Cette infamie qui les touche est difficile à faire disparaître des mémoires. Et si elle la réconciliation a localement été effective, dans des milieux traditionnalistes et animistes, rien ne prouve cependant que les succès obtenus dans le cadre du DDR puissent être invariablement reproduits dans tous les pays africains touchés par ce fléau.

En dépit des projets prometteurs et certains programmes de lutte contre ce véritable « cancer qui ronge  les sociétés de demain par la racine », le concept de l’enfant soldat ne va pas disparaitre, car trop rentable et efficace. Potentiellement, aucun pays d’Afrique, même ceux d’Afrique subsaharienne relativement paisibles et stables, n’est à l’abri de tels phénomènes. Tous les paramètres sociologiques à la base des conflits civils, ethniques et de l’enrôlement des jeunes enfants, y sont déjà présents. Les processus de DDR ne sont qu’à leur premier stade dans la région des grands lacs. Les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une nette augmentation du chômage, de la délinquance juvénile, la prostitution s’y développe de façon exponentielle et la pandémie du SIDA continue d’avoir de dramatiques impacts sur l’économie, les liens familiaux et sociaux.ECI-DDR

Il ne faut pas perdre de vue que la prévention restera toujours la meilleure solution. En Asie (Proche, Moyen et Extrême-Orient), l’aspect idéologique (religieux et nationaliste), certes beaucoup plus prégnant que dans le contexte africain,  menace de la même façon l’équilibre et l’avenir des enfants, même si cela ne les mène pas forcément à prendre les armes. Mais d’insidieuses tendances, comme les écoles véhiculant une  propagande guerrière dès l’école primaire, laissent augurer d’un avenir pour le moins sombre, marqué par la perpétuation de schémas manichéens et de haine. Ces idées sont d’autant plus facilement acceptées par des enfants qui naissent et grandissent dans un milieu d’extrême précarité, dans l’angoisse de la guerre et des bombardements. C’est le cas, par exemple, des enfants de Gaza qui voient systématiquement en Israël, à tort ou à raison, « l’entité malfaisante responsable de tous leurs malheurs ». Ces enfants sont récupérés par des mouvements intégristes et activistes dont les modes opératoires vont des attaques terroristes (incluant les attaques kamikazes), tirs de roquettes et guérilla. Même si les mouvements en question affirment officiellement ne pas être favorables à l’engagement des femmes et des enfants dans ses opérations armées et terroristes, ils ne s’y sont jamais fermement opposés. Quant aux puissances occupantes ou qui refusent de satisfaire aux aspirations nationales légitimes de populations (en l’occurrence Israël), elles doivent assumer les conséquences de leurs politiques qui créent du désespoir et entretiennent la violence.

Par le passé, des jeunes femmes palestiniennes, souvent instruites et actives, de même que des enfants scolarisés ont parfois, de façon  présentée comme spontanée,  tenté de commettre des attentats contre des bus, check-points (bien que la plupart furent déjoués avant le drame). Ce qui tend bien à relativiser d’une certaine manière l’impact de l’alphabétisation. Plus importante est la possibilité de proposer à la jeunesse le choix d’un enseignement laïc, débarrassé de tout contenu politique, guerrier ou idéologique. Le mouvement islamique palestinien a très vite compris qu’en termes d’image et d’impact psychologique et symbolique auprès de la communauté internationale, le sacrifice de femmes et d’enfants étaient contreproductif et donnait l’image d’une société barbare, n’accordant aucune valeur à la vie de ses jeunes générations.

Toutefois, le processus psychologique qui mène à l’édification de « l’enfant-soldat » est déjà enclenché depuis au moins deux décennies dans ces territoires et revêt des formes subtiles. Une détérioration de la situation,  le déclenchement d’une guerre civile (qui peut survenir à tout moment) ou d’une guerre régionale, est à même d’accélérer le processus et de faciliter le passage de la théorie à la pratique.

Au Liban du Sud, par exemple, il est essentiel de proposer aux enfants une alternative crédible à une éducation religieuse et militante, même si la « culture de lutte » profite au Liban d’un puissant réseau d’influence, de médias et des structures sociales et caritatives le mouvement Hezbollah et avec lequel il faut savoir négocier et parfois, biaiser. Par ailleurs, la détérioration de structures civiles, éducatives, sanitaires à chaque conflit, amplifie l’insécurité alimentaire, le manque de logements et d’emplois dont la jeunesse est la première à payer le prix. Il s’agit là de futurs défis auxquels il convient dès aujourd’hui de réfléchir et d’esquisser des solutions.

Ibrahim El Ali en collaboration de Chady Hage-Ali

Mawassem-Khaer

Conférence ECI DDR pour la JIES 2012

Chaque année, le 12 février est désormais journée internationale de l’enfant soldat. L’association ECI a marqué cette journée par une [...]

Journée Internationale de l’Enfant Soldat,Lundi 13 février 2012

Selon les estimations de l’ONU, pas moins de 250 000 enfants sont aujourd’hui  des enfants soldats, dont un tiers au [...]

Réhabilitons les enfants soldats!

Un clip à voir pour mesurer le phénomène mondial des enfants soldats qui touche plus de 300 000 enfants. A [...]

Journée internationale de l’Aide Humanitaire en RDC CONGO

Participation de SIMAMA DEVELOPPEMENT AFRIQUE (Goma-Kivu) avec son partenaire français EURO COOPERATION INGENIERIE (Paris). Présentation des activités conjointes aux visiteurs [...]

TAG CLOUD

POPULAR

Visitez aussi notre Blog ECI-DDR (English version)