Friday, August 18, 2017
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Aspects juridiques et éthiques des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques

Posted by admin On octobre - 18 - 2015 Commentaires fermés sur Aspects juridiques et éthiques des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques

Etude prospective IRIS-CICDE

INTRODUCTION

Il n’est pas aisé de conduire une étude sur les « aspects éthiques et juridiques des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques ». En premier lieu parce que les notions éthiques et juridiques dont il faut traiter sont à la fois nombreuses, complexes, interdépendantes et que mener un travail de recueil et d’analyse aussi exhaustif que possible de toutes les sources pertinentes n’est guère envisageable sur une période de six mois. Ensuite parce que les facteurs éthiques et juridiques, contrairement aux simples données techniques (performances d’un matériel, facteurs géographiques, démographiques…) dont nous traitons fréquemment, sont sujet à un perpétuel débat d’idées quant à leur nature même. A ce titre l’éthique comme le droit sont deux matériaux qui sont autant utilisés pour bâtir des codes qui se veulent intangibles que des biais permettant de contourner les normes morales et/ou juridiques en vigueur.
Le présent travail est divisé en trois parties complémentaires.
La première est un préalable : elle définit le périmètre exact de l’étude, tente de donner une définition exacte des notions qui seront débattues afin de disposer d’un cadre référentiel clair.
La seconde dit le droit – et ses interprétations – en ce qui concerne la problématique des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques. Elle traite de conceptions techniques (qu’est-ce qu’une frappe à distance ? Cette notion a-t-elle une transcription juridique ?) mais aussi, nécessairement, de notions qui, déjà, se situent partiellement dans le domaine de l’éthique (qu’est-ce qu’un combattant ? Dans quelle condition peut-on frapper un homme ?).
Elle se construit sur l’étude d’un corpus de textes de droit : droit international public, droit international humanitaire, droit national… permettant de posséder sinon des certitudes, du moins de définir un cadre dans lequel l’action est concevable ou non du point de vue du droit.

La troisième partie traite des facteurs éthiques. Elle vise à comprendre les lignes de fracture, les normes morales, suivant lesquelles l’opinion publique française est susceptible de se prononcer quant à la possibilité ou l’impossibilité pour la France, Etat démocratique, Etat de droit, Etat proclamé « des droits de l’homme », de réaliser des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques.
Il n’a pas été possible sur ce type de notions de se baser sur un corpus de textes correspondant précisément à notre problématique, ces textes n’existant pas si ce n’est en matière philosophique, sur certaines questions seulement, la technique des entretiens auprès des représentants des principaux prescripteurs d’opinion a donc été retenue.
De ces rencontres, l’équipe de recherche a déterminé les facteurs moraux suivant lesquels les prescripteurs d’opinion se déterminent par rapport à la problématique.
L’ensemble de ces déterminants juridiques et éthiques a permis à l’équipe de recherche de bâtir une ultime partie, concluant ce travail, proposant des recommandations à l’intention des décideurs politiques et militaires dans l’hypothèse d’éventuelles frappes à distance sur cibles humaines stratégiques.

TELECHARGER LE DOCUMENT

Pour aller plus loin: « The drone paper »

British-made weapons could be used to target children in war zones

A child soldier in the Democratic Republic of Congo. British-manufactured arms could be sold there.

A child soldier in the Democratic Republic of Congo. British-manufactured arms could be sold there.

 

Britain is continuing to defy the UN by selling arms to countries where child soldiers are routinely used or where youngsters are targeted in war zones. Before the world’s largest arms and security fair, which starts in London on Tuesday, the government is ignoring UN requests that it “expressly prohibit” such sales.

New figures reveal that of the 23 countries listed by the UN for grave violations against children or where child soldiers are used, the UK sold military equipment to 19 during the past five years. They also reveal that between June 2010 and March 2015 the government approved military licences worth more than £735m to countries blacklisted by the UN committee responsible for protecting the rights of the child.

Fresh concerns over the government’s relationship with the British arms industry are compounded by the confirmation that several regimes condemned for their record on human rights received an official invitation to the Defence and Security Equipment International Exhibition exhibition in London’s Docklands.

The countries invited that are also the subject of criticism from campaigners for gross infringements of civil liberties are Angola, Azerbaijan, Egypt, Kazakhstan and Thailand.

On Thursday, the European parliament urged the Azerbaijan government to “immediately end its crackdown on civil society and human rights work” and referred to a “deteriorating situation of human rights in Angola”.

In Egypt, fears are mounting that the rule of law is unravelling alongside a heightened sense of impunity among the military since President Mohamed Morsi was removed from power in 2013.

Three countries asked to send a delegation to the fair – Saudi Arabia, Pakistan and Colombia – are on the Foreign Office’s own list of “countries of concern”.

The fair British weapons manufacturers to almost 3,000 VIPs ranging from senior generals to defence ministers. Campaigners say the government’s attitude to selling arms is evident from the volume of sales to countries where they are used by children or are used to target them.

Andrew Smith of British group Campaign Against Arms Trade said: “These arms sales are not just numbers on a page, they can have a very real and destructive impact on the situation on the ground. There can never be a mechanism for effective arms control in conflict zones; arms sales exacerbate tensions and reveal the hypocrisy at the heart of UK foreign policy.”

The countries where the UK has approved arms sales but where there is evidence that child soldiers are active include the Democratic Republic of the Congo, where hundreds of children have been recruited to armed groups and where Britain has sold £2.4m of military hardware since 2010.

Elsewhere, the UK has approved exports worth £115m to Pakistan including equipment to manufacture rifles and components for combat helicopters. The latest UN Security Council update censures the country for the “recruitment of children by armed groups, including reportedly for use as suicide bombers”.

Somalia has received £6.7m of arms from the UK, including assault rifles, ammunition and vehicles, despite the UN documenting “the recruitment and use of 1,293 children” by al-Shabaab and the Somali National Army.

Thailand received £38m of arms from the UK during that period – including weapons sight mounts and components to manufacture artillery ammunition – despite the UN receiving reports concerning the recruitment and use of girls and boys as young as 14 by armed groups.

In South America, Colombia has received £19m of military equipment from Britain over the last five years with the UN verifying a number of cases of recruitment and use of children by armed groups in 25 regions and in Bogotá, including by Farc rebels and the country’s National Liberation Army.

“Despite all of its talk about promoting human rights and democracy, the UK government has consistently sold arms into some of the most war-torn countries in the world,” added Smith.

The Foreign Office maintains that human rights violations are a “key part of its assessment” when approving arms exports and that sales are refused if there is a risk weapons could be used by or against children.

The UN committee on the rights of the child recommends that the UK “expressly prohibit, within its legislation, sale of arms to countries where children are known to be or may potentially be recruited or used in hostilities”.

When pressed on the issue earlier this year, the Foreign Office minister Tobias Ellwood responded in parliament by saying the UK “operates one of the most rigorous and transparent arms export control regimes in the world”.

source:http://www.theguardian.com/world/2015/sep/12/child-soldiers-arms-fair-trade?CMP=share_btn_link

Un keeper 1

Le désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est devenue une partie intégrante de la paix pour les consolidations post-conflits, elle figure en bonne place dans les mandats des opérations de maintien de la paix au cours des vingt dernières années .

Les activités DDR sont des éléments essentiels à la fois à la stabilisation initiale des sociétés déchirés par des conflits armées ainsi que leur développement social et économique sur le long terme. Le processus DDR doit être intégré dans le processus de paix, tout au long des négociations de paix par le biais de maintien de la paix et du suivi sur les activités de consolidation de la paix.

Le désarmement est la collecte, la documentation, le contrôle et l’élimination des armes lourdes et légères, des munitions, des explosifs des combattants et souvent provenant de la population civile.

La démobilisation est la dénomination officielle du contrôle des ex-combattants actifs des forces et groupes armés, y compris dans une phase de «réinsertion», fournissant une aide et soutien à court terme aux ex-combattants.
La réintégration est le processus par lequel les ex-combattants acquièrent un statut civil et afin d’obtenir un emploi et des revenus durables. C’est un processus politique, sociale et économique avec un calendrier et un programme ouvert, elle a lieu principalement dans les communautés au niveau local.

L’objectif du processus de DDR est de contribuer à la sécurité et la stabilité dans des environnements post-conflit afin d’amorcer une reprise économique ainsi que la phase développement. Le DDR contribue à créer un environnement propice à des processus politiques et de paix en traitant les problèmes de sécurité qui se posent lorsque les ex-combattants tentent de s’adapter à une vie normale, ce pendant la période cruciale de transition du conflit à la paix et pour améliorer le développement au niveau local.

le DDR soutient et incite les ex-combattants à devenir des participants actifs dans le processus de paix en :

Désarmant les combattants et leur retirant les armes;
Démobilisant les ex-combattants des liens qui lient aux structures militaires;
Réintégrant les ex-combattants socialement et économiquement dans la société.

UN Keeper 2

Source: UN Peacekeeper

Les marionnettes pour la paix

Posted by admin On octobre - 23 - 2012 ADD COMMENTS

 

http://www.marionnettesdelapaix.org/

http://www.marionnettesdelapaix.org/

 

Le but du festival organisé par l’équipe d’ONG partenaires ci-contre (Organisations Non Gouvernementales) liées à l’UNESCO est de faire appel aux capacités créatrices des jeunes et de leurs aînés pour promouvoir au moyen des marionnettes, la journée internationale de la paix du 21 septembre 2013 et pour élever la paix comme valeur universelle dans la diversité culturelle.

 

 

Les marionnettes s’engagent pour la paix​​

 

 

Le groupe de travail de l’UNESCO « La culture de la paix » a proposé de célébrer la journée internationale de la paix ​

du 21 septembre 2013 en organisant un évènement international :​

​La fête des marionnettes de la paix ​

 Ce jour là, partout dans le monde seront présentés des spectacles de marionnettes exprimant une vision personnelle de la paix,

créés par des amateurs petits et grands ou par des professionnels. ​

Ce projet a été approuvé par le Conseil Exécutif et plusieurs ONG internationales s’y sont associées. ​

 

« Alors si vous désirez participer, inscrivez-vous » !​

 

http://www.marionnettesdelapaix.org/

 

 

 

Grace, Milly et Lucy font partie des 30 000 enfants ougandais enlevés par des rebelles et transformés en guerriers engagés dans des conflits sanglants, au cours des 20 dernières années. De ce nombre, 30 % sont des fillettes qui, en plus d’être forcées à devenir soldates, sont transformées en esclaves sexuelles. À 12 ou 13 ans, elles donnent naissance à des enfants qui, à leur tour, risquent de perpétuer la violence. Grâce à Raymonde Provencher, trois de ces soldates prennent la parole et livrent un témoignage bouleversant, déchirant, inimaginable.

«Il m’a fallu faire trois voyages en Ouganda pour amener ces filles à parler ouvertement de ces horreurs qu’elles n’évoquaient qu’en chuchotant. Je leur ai dit : « Méfiez-vous de l’eau qui dort. Il faut parler, il faut vous libérer. Si vous cachez ces choses, personne ne pourra les soupçonner, et rien ne va changer. » J’ai été très claire, je leur ai expliqué que leur témoignage serait filmé et diffusé, et la troisième fois, quand je suis revenue avec ma caméra, elles ont enfin accepté de se confier.»

C’est donc la parole qui fournit la matière du documentaire de Raymonde Provencher, et non l’étalage inutile de la violence. La documentariste avait privilégié cette même approche dans War BabiesNés de la haine, en 2002, où elle dénonçait déjà les viols systématiques pendant les conflits armés, qui donnaient naissance à des war babies.

«Au fond, on tourne toujours le même film. Tous les matins, je me lève en pensant à ces filles africaines revenues de la guerre avec les enfants qu’elles ont eus avec des rebelles, et je m’interroge sur ces victimes de la violence guerrière et qui risquent de la transmettre.»

Raymonde Provencher travaille dans le monde de l’information depuis 30 ans. D’abord recherchiste à Télé-Québec et à Radio-Canada, elle a participé notamment à Femmes d’aujourd’hui, à Ce soir et à L’objectif. À partir de 1993, elle vit l’aventure de l’émission Nord-Sud, parcourant une trentaine de pays en 12 ans. En 1995, elle fonde sa propre maison de production de films, Macumba International, en compagnie de Patricio Henriquez et de Robert Cornellier. Raymonde Provencher a été présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) de 1982 à 1984.

Rescapées de l’enfer

Après des années d’enrôlement forcé dans l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), menée par Joseph Kony, «un mystique illuminé», plusieurs femmes soldates sont parvenues à s’évader et à regagner leur village. Mais ces rescapées de l’enfer sont marquées et ostracisées, leurs enfants sont soupçonnés d’être possédés par des esprits malins. Certaines de ces femmes, comme Lucy, ont accepté les règles de la guerre et sont devenues à leur tour rebelles et tortionnaires. «Mais il ne faut pas oublier que Lucy n’avait que neuf ans lorsqu’elle a été enlevée et embrigadée», rappelle la cinéaste.

À l’opposé, il y a Grace, qui n’a vécu que sept mois avec les rebelles. Par la suite, Grace a eu la chance extraordinaire d’obtenir une bourse pour étudier aux États-Unis, où elle s’est établie. Depuis, elle tente de faire connaître le drame des filles soldates ougandaises. Dans Grace, Milly, Lucy, on la voit prendre la parole aux Nations unies pour dénoncer cette situation.

Cependant, la tragédie continue, sous le regard impassible du reste du monde. Chassée de la frontière du Sud-Soudan par les forces indépendantistes, l’armée de Joseph Kony sévit maintenant dans l’est du Congo. Raymonde Provencher raconte : «Juste avant Noël, nous avons appris que la LRA a attaqué un village congolais, tuant 400 personnes et enlevant 400 enfants…»

 

source: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/18/01-4371542-grace-milly-lucy-des-fillettes-soldates-enlevees-et-embrigadees-a-neuf-ans.php

Cérémonie de remise des attestations de réintégration à 76 ex-enfants soldats (filles et garçons) au Centre de Kibumba, en partenariat avec l’UNICEF.


Remise d'attestation à Kikumba-crédit photo Simama




Remise d'attestation à Kikumba-crédit photo Simama


L’équipe ECI a le plaisir de vous présenter quelques photos de notre partenaire SIMAMA. Le Docteur Kayembe et son équipe font un travail remarquable au centre de réinsertion de Kibumba, dans la région des Grands Lac en République Démocratique du Congo. La Réinsertion c’est le processus selon lequel une aide est fournie aux anciens combattants en vue de faciliter leur réinsertion économique et sociale et celle de leur famille, dans la société civile.

10 photos pour illustrer le travail de SIMAMA




Dr Kayembe et ex-enfants soldats en réinsertion






L'équipe SIMAMA devant le bureau de GOMA












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Table ronde sur les enfants-soldats

Posted by assoeci On décembre - 16 - 2009 Commentaires fermés sur Table ronde sur les enfants-soldats

ECI participe à la table ronde sur les enfants-soldats, patronnée par les Ministères des affaires étrangères et de la défense et organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil (14/12/2009)

De nombreux membres d’ECI ont participé activement à cette table ronde animée notamment par S.Exc. François Zimeray, ambassadeur des Droits de l’Homme au Quai d’Orsay ; M. Amady Ba du bureau du procureur de la Cour Pénale International de l’ONU (CPI de La Haye) ; du Général Patrick Mairé, magistrat à la Direction des affaires pénales militaires ; de nombreux professeurs illustres et des psychiatres, psychologues, avocats de haut niveau.

Le colloque était organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil et était modéré par Anne Gintzburger, journaliste-productrice-réalisatrice.

Les experts d’ECI, particulièrement actifs, ont émis certaines réserves sur des pratiques actuelles et ont présenté la méthodologie suivie par notre Association, qui tient compte d’une longue expérience terrain de ses fondateurs.

Ils se sont démarqués notamment de la durée de la formation pré-réinsertion (jugée trop courte pour éviter ou limiter le risque de récidive), de l’absence de prise en charge et du suivi et des mesures d’accompagnement en faveur des enfants-soldats / filles-soldats démobilisés.

De son côté, Ibrahim El Ali, notre DirCom a insisté efficacement sur la stratégie d’ECI et sa raison d’être en donnant des exemples concrets tirés du terrain (Liban, Sénégal).

Bernard LE VAN XIEU, Président d’ECI

M. Amady Ba de la Cour Pénale Internationale de l’ONU

Mme Martine Brousse, directrice de la voix de l’enfant
Général Patrick Mairé du Ministère de la Défense
Nathalie Delemotte Ferreboeuf, DGA d’ECI,
Be
rnard Le Van Xieu, Président d’ECI,
Ibrahim El Ali, Directeur de communication d’ECI
Louisette Le Fers, training manager,
Marion Le Jean, Legal Officer and Project Officer

Marion Le Jean (à gauche),
Sabrina Boumahdaf, DDR officer

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