Tuesday, October 24, 2017
  • enfr

The Colombian army on Tuesday accused the country’s largest rebel group, FARC, of using children as human shields during recent combat in the southwestern Cauca department.

General Jorge Humberto Jerez, the commander of the army’s task force Apollo, said two left-wing FARC rebels armed with AK-47 rifles entered a house and took two children with them in order to avoid taking fire from nearby army units. The events took place in the Silvia municipality, located in Cauca department, where rebels from the FARC’s Jacobo Arenas Mobile Column were being pursued by units from the Colombian army. According to reports, the rebels involved were arrested and the children returned to their parents.

The parents of the children said they had not seen the rebels before.

Source: Colombiareports.com

Prix Numéricable au festival Paris Cinéma 2012, Rebelle du québécois Kim Nguyen dépeint le sort peu enviable des enfants soldats africains. Tourné au Congo dans des conditions très difficiles, avec des acteurs non-professionnels, Rebelle frappe par sa justesse de ton et sa mise en scène balançant entre réalisme violent et moments de poésie d’une grâce inouïe. Le réalisateur a choisi de raconter son histoire à travers les yeux de Komona, enfant arrachée à sa famille…

 Rebelle, Kim Nguyen

Pour transformer des enfants en soldats sanguinaires, il faut les exposer à la pire des violences qui puisse exister : les obliger à assassiner leurs parents. Cette scène quasi inaugurale, en tout début de film, scelle le destin de Komona. Ravagée par la culpabilité, la jeune femme tentera tout au long du film de renouer avec les siens, d’obtenir le pardon des fantômes qui viennent la hanter avant chaque massacre. Cette culpabilité, véritable fardeau, est pourtant ce qui sauve la jeune fille du malheur absolu. Lorsque les soldats découvrent que Komona a des visions, elle est intronisée sorcière officielle de l’armée et bénéficie des faveurs du grand commandant. Hallucinations dues à l’ingestion de la sève magique ou véritables manifestations des esprits, les apparitions préviennent en tout cas Komona du danger qui la guette, elle et son commando.

 

Si la jeune sorcière bénéficie des faveurs du Prince, c’est en Magicien (Serge Kanyinda très beau), un jeune combattant albinos pourvoyeur de grigris, qu’elle trouve l’amour. Le garçon la prend sous ses ailes, la protège, l’alimente et la met en garde contre les caprices du grand chef : les sorcières trouvent la mort dès lors que leurs prédictions se révèlent fausses. L’Afrique magique qui nous est présentée ne tombe pas dans le piège des clichés et nous donne à voir en pointillés, sans jamais forcer le trait, des réalités sociales insoupçonnées à travers notamment la séquence des enfants albinos réfugiés dans un même immeuble…

 Rebelle, Kim Nguyen

Au milieu des rafales de mitraillettes et des coups de machette, une belle histoire d’amour se tisse entre les deux jeunes adolescents qui décident de s’échapper pour enfin vivre une vie normale loin des combats. C’est l’occasion d’une parenthèse enchantée : Kim Nguyen prend le temps de dépeindre des villages qui malgré la guerre trouvent la force de reprendre le cours normal du quotidien au rythme des lessives ou des récoltes… Komona et Magicien se marient après être partis à la recherche d’un coq blanc, symbole de pureté exigé par la jeune femme… Mais la lune de miel des deux fugueurs est de courte durée… Les rebelles remettent la main sur Komona qui, arrachée à Magicien, deviendra une esclave sexuelle avant de se transformer, dans un dernier sursaut, en fleur empoisonnée…

 Rebelle, Kim Nguyen

Bien que Kim Nguyen ne filme jamais la violence frontalement, celle-ci est palpable à travers les regards d’effroi ou de désespoir de Komona. Rachel Mwanza, enfant des rues qui interprète Komona, a obtenu le prix de la meilleure actrice au dernier festival de Berlin. Sa performance, remarquable, est rehaussée par une mise en scène virtuose qui ne relègue jamais ces enfants soldats à des rôles de victimes.

La voix off qui donne continuellement au spectateur le point de vue de Komona est une manière d’offrir au personnage malmené la possibilité de se réapproprier son histoire personnelle. En condensant plusieurs mois et années en une série de séquences facilement identifiables, très chargées émotionnellement (le meurtre des parents, la recherche du coq blanc et le mariage, le viol et la dernière fuite, l’accouchement dans le village natal), Kim Nguyen fait voyager le spectateur dans la mémoire de son héroïne principale, dont on comprend à la fin du récit qu’elle est parvenue à se débarrasser de ses démons intérieurs.

Rebelle n’est pas qu’un film engagé revenant sur le sort d’enfants abandonnés de tous. C’est aussi un magnifique conte sur la filiation et l’amour maternel. Comment aimer un enfant né d’un viol ? Sur cette question, on pourra aussi découvrir les travaux du photo-reporter israélien Jonathan Torgovnik, 42 ans, qui a obtenu le prix Découverte 2012 des Rencontres d’Arles.

P.-S.

Rebelle, Kim Nguyen

Source: http://www.cinemapolis.info/538-rebelle-kim-nguyen.html

ECI dans la presse: Témoignage Chrétien n° 3502 19 juillet 2012

Par Benjamin Seze

Mardi 10 juillet, la Cour pénale internationale (CPI) a con­damné l’ex-commandant des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), Thomas Lubanga, à 14 ans de prison pour l’enrôlement d’enfants-soldats. En 2009, trois chefs du Revolutionary United Front (RUF), mouvement rebelle du Sierra-Leone, avaient déjà été condamnés par le Tribunal spécial pour les mêmes faits.

« C’est une mise en garde sévère à travers le monde à l’attention de ceux qui utilisent des enfants-soldats », a déclaré Armel Luhiriri, chargé des enquêtes en Afrique francophone pour la Coalition pour la CPI (CICC) commentant la décision du 10 juin. S’ils reconnaissent la nécessité et saluent la portée symbolique de cette première condamnation rendue par la CPI, plusieurs observateurs doutent cependant de son réel effet dissuasif.

On compterait aujourd’hui à travers le monde plus de 250 000 mineurs utilisés dans des conflits armés. Une situation malheureusement classique au regard de l’Histoire.

législation sur la protection de l’enfant

 

Aujourd’hui, on estime à 250 000 (1) le nom­bre de mineurs, filles ou garçons, utilisés à travers le monde dans des conflits armés com­me combattants, cuisiniers, porteurs, messagers, espions ou à des fins sexuelles. Con­trairement à la figure de « l’enfant-soldat » qui prédomine dans l’imaginaire collectif, cette pratique n’est pas l’apanage de l’Afrique ni un phénomène récent. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité et l’éducation guerrière des jeunes Spartiates, les exemples pullulent dans l’histoire moderne.

« À partir des XIXe et XXe siècles, l’enrôlement d’enfants et d’adolescents dans les conflits armés a progressivement cessé en Occident, au fur et à mesure de l’instauration de régimes démocratiques, de l’adoption d’une législation de protection de l’enfant et de la mise en place de la conscription », explique Manon Pignot, historienne de l’enfance et directrice de l’ouvrage L’enfant soldat. XIXe-XXIe siècle (2).

Jusque-là, la présence d’adolescents, voire préadolescents, était monnaie courante sur les champs de bataille européens et américains. Des recherches menées sur la Guerre 14-18 évoquent un jeune soldat du nom d’Édou­ard Martel… il avait treize ans et avait rejoint volontairement un contingent de « poilus ». Malgré l’âge minimum légal fixé, à l’époque, à 17 ans (avec autorisation des parents), ce genre de cas était souvent toléré par l’armée.

Plus récemment, l’Irlande du nord, le Liban, le Cambodge, la Bosnie… eurent aussi leur lot d’enfants soldats. « Si aujourd’hui l’Afrique apparaît effectivement comme le continent le plus touché par ce phénomène, avec près d’un tiers des effectifs, c’est principalement parce que c’est le continent qui connaît le plus grand nombre de conflits internes ou interétatiques, précise Lionel Quil­le, responsable de la Commission enfants à Amnesty international France. On en dénom­bre ou on en dénombrait encore récemment au Myanmar, en Colombie, aux Philippines, en Afghanistan, au Népal, au Sri Lanka et en Irak. »

 

programme de désarmement, démobilisation et réintégration

 

Enrôlés de force, le plus souvent, ou engagés volontaires pour des raisons économiques, sociales ou idéologiques, âgés majoritairement de 10 à 15 ans (parfois moins…), « ces jeunes recrues présentent l’avantage d’une main-d’œuvre peu chère, voire gratuite, et plus facilement malléable », explique Lionel Quille.

Depuis quelques années, des ONG mènent des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), négociant avec les groupes armés la libération des mineurs. Selon l’ONU, plus de 11 000 enfants-soldats ont été libérés l’an dernier.

« Si le désarmement et la démobilisation fonctionnent plutôt bien, la réintégration est plus difficile, souligne Bernard Le Van Xieu, ancien président d’ECI, une ONG française qui s’occupe de la réinsertion d’anciens enfants-soldats et d’enfants des rues. Certains enfants ou adolescents sortant d’un program­me de réinsertion retournent combattre. »

En cause notamment, selon lui, la durée trop courte, faute de moyens, de ces programmes, et le manque de distinction entre les différents cas de figure. « Entre un enfant qui a combattu ou non, qui a tué ou non, qui a été enrôlé de force ou s’est engagé volontairement, l’approche ne devrait pas être la même si l’on veut être efficace. Or aujourd’hui, on a souvent tendance à mélanger tout le monde. »

(1) Rapport ONU 2010.

(2) L’enfant soldat. XIXe-XXIe siècle, Armand Colin, 2012.

Conférence ECI DDR pour la JIES 2012

Posted by admin On février - 15 - 2012 ADD COMMENTS

Chaque année, le 12 février est désormais journée internationale de l’enfant soldat. L’association ECI a marqué cette journée par une conférence de presse décalée au lundi 13 février.

Le but de cette conférence était, d’une part de sensibiliser l’opinion sur la situation de ces enfants soldats et, d’autre part, de faire connaître notre association à travers le projet de réinsertion qu’elle envisage de mettre en œuvre.

Comme l’an passé, le Service historique de la Défense a accepté que cette conférence puisse se tenir dans la somptueuse salle des cartes du pavillon du roi au château de Vincennes, qui, pour la circonstance, était remplie. Le général Paulus, directeur de ce service et son chef de cabinet, André Rakoto, trouvent ici nos remerciements et l’expression de notre profonde gratitude.

M. François Zimeray, ambassadeur aux droits de l’Homme, a bien voulu honorer de sa présence cette manifestation. Il a tout particulièrement insisté sur l’intérêt de la France pour cette cause et son rôle éminent au sein de l’ONU pour faire interdiction aux Etats belligérants de recruter des enfants soldats.

Le président d’ECI, Paul Perrin, après un rapide point de situation, a présenté l’association puis, partant de la problématique posée par les enfants soldats et d’une analyse des besoins en matière de réinsertion, a exposé dans ses grandes lignes le projet de l’association.

Il s’agit de la création d’un centre de réinsertion pour 50 enfants chaque année que nous voulons créer dans la localité de Kitsombiro, située au nord de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Ce projet tire toute son originalité du fait qu’il est global, prend en compte l’enfant dans tous les domaines, santé, éducation, formation… mais aussi l’environnement tant familial que villageois. Il comporte deux volets, formation et développement et s’intègre dans le tissu socioéconomique local en créant des emplois valorisants et contribuant par là à l’instauration d’une paix durable. 

Nous tenons par ailleurs à remercier chaleureusement les personnes suivantes:

 
  • Frédéric Gounon et, à travers lui, LABARONNE CITAF qui contribue à nous soutenir financièrement depuis le début de notre participation à cette journée annuelle,
  • Emmanuel Lenain et, à travers lui, les sympathiques associations qui nous soutiennent elles aussi financièrement, notamment les Bidibules et INSEEC,
  • Daniel Prak et Noelly Akumah pour la préparation logistique,
  • Olivia Laoureux pour son investissement personnel constant,
  • Anne-Laure Legenne pour les reproductions photos réalisées par Amri Bouralia lors de son expédition en RDC,
  • Jean Manian, notre journaliste qui nous a fait l’amitié d’enregistrer le film de la conférence,
  • Et tous les autres acteurs de cette journée, de près ou de loin, qui nous ont aidés, encouragés et soutenus par des actes et des paroles.

 Nous souhaitons enfin la bienvenue à Amandine Ufarte et Nathanael Molle qui se joignent à notre cause.

Quelques photos

 Paul Perrin, président de l’association  M. François Zimeray, ambassadeur des droits de l’Homme
 Conférence dans la salle des cartes  
 Photos d’Amri Bouriala Irène Bogicevic et Nathanael Molle (président des anciens ILERI)
   
Donjon du chateau
 

Itinéraire d’un touriste de guerre

Posted by admin On avril - 18 - 2011 ADD COMMENTS

Chaque séquence de ce récit est un voyage au coeur de la guerre et de ses exactions, une aventure dont on ne connaît jamais à l’avance ni le déroulement ni l’issue.

On y accompagne l’auteur, photoreporter indépendant avide de sensations fortes, couvrant des zones de conflit telles que l’ex-Yougoslavie, les territoires palestiniens, la frontière israélo-libanaise, l’Irak ou l’Afghanistan.


Hubert PICARD


Avec émotion, ce trompe-la-mort nous fait partager ses peurs, ses joies, ses réflexions et ses rencontres, compagnons de route ou anonymes croisés au détour de situations jamais banales. Téméraire, il fustige les nantis du journalisme, rémunérés par d’importantes primes et qui, trop souvent, exercent planqués dans leurs luxueux hôtels, ignorant le sens du mot courage et opérant avec excès la désinformation. Ce récit est abrupt, choquant, acide, provocant, déroutant. Il rappelle un certain cinéma hollywoodien où l’action règne en maître et où les principaux caractères, emprisonnés par l’obsession de la guerre, ont un regard manquant parfois d’humanité.

L’auteur l’explique ainsi : « Il y a ceux qui ont approché la guerre et qui ne veulent pas y retourner, et les autres qui ne peuvent plus s’en passer comme d’une drogue qu’il leur faut snifer, même s’ils doivent se transformer en bête. Ceux-là perdent vite leurs convictions et leur coeur. Ils savent qu’à la guerre, la compassion ressemble à un suicide et l’humanité ne rapporte rien. Elle n’est utile qu’à cacher la violence et la férocité de la vie. »

Photographies de l’auteur visibles sur :

http://www.lorgane.com/hubertpicard/

Grace, Milly et Lucy font partie des 30 000 enfants ougandais enlevés par des rebelles et transformés en guerriers engagés dans des conflits sanglants, au cours des 20 dernières années. De ce nombre, 30 % sont des fillettes qui, en plus d’être forcées à devenir soldates, sont transformées en esclaves sexuelles. À 12 ou 13 ans, elles donnent naissance à des enfants qui, à leur tour, risquent de perpétuer la violence. Grâce à Raymonde Provencher, trois de ces soldates prennent la parole et livrent un témoignage bouleversant, déchirant, inimaginable.

«Il m’a fallu faire trois voyages en Ouganda pour amener ces filles à parler ouvertement de ces horreurs qu’elles n’évoquaient qu’en chuchotant. Je leur ai dit : « Méfiez-vous de l’eau qui dort. Il faut parler, il faut vous libérer. Si vous cachez ces choses, personne ne pourra les soupçonner, et rien ne va changer. » J’ai été très claire, je leur ai expliqué que leur témoignage serait filmé et diffusé, et la troisième fois, quand je suis revenue avec ma caméra, elles ont enfin accepté de se confier.»

C’est donc la parole qui fournit la matière du documentaire de Raymonde Provencher, et non l’étalage inutile de la violence. La documentariste avait privilégié cette même approche dans War BabiesNés de la haine, en 2002, où elle dénonçait déjà les viols systématiques pendant les conflits armés, qui donnaient naissance à des war babies.

«Au fond, on tourne toujours le même film. Tous les matins, je me lève en pensant à ces filles africaines revenues de la guerre avec les enfants qu’elles ont eus avec des rebelles, et je m’interroge sur ces victimes de la violence guerrière et qui risquent de la transmettre.»

Raymonde Provencher travaille dans le monde de l’information depuis 30 ans. D’abord recherchiste à Télé-Québec et à Radio-Canada, elle a participé notamment à Femmes d’aujourd’hui, à Ce soir et à L’objectif. À partir de 1993, elle vit l’aventure de l’émission Nord-Sud, parcourant une trentaine de pays en 12 ans. En 1995, elle fonde sa propre maison de production de films, Macumba International, en compagnie de Patricio Henriquez et de Robert Cornellier. Raymonde Provencher a été présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) de 1982 à 1984.

Rescapées de l’enfer

Après des années d’enrôlement forcé dans l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), menée par Joseph Kony, «un mystique illuminé», plusieurs femmes soldates sont parvenues à s’évader et à regagner leur village. Mais ces rescapées de l’enfer sont marquées et ostracisées, leurs enfants sont soupçonnés d’être possédés par des esprits malins. Certaines de ces femmes, comme Lucy, ont accepté les règles de la guerre et sont devenues à leur tour rebelles et tortionnaires. «Mais il ne faut pas oublier que Lucy n’avait que neuf ans lorsqu’elle a été enlevée et embrigadée», rappelle la cinéaste.

À l’opposé, il y a Grace, qui n’a vécu que sept mois avec les rebelles. Par la suite, Grace a eu la chance extraordinaire d’obtenir une bourse pour étudier aux États-Unis, où elle s’est établie. Depuis, elle tente de faire connaître le drame des filles soldates ougandaises. Dans Grace, Milly, Lucy, on la voit prendre la parole aux Nations unies pour dénoncer cette situation.

Cependant, la tragédie continue, sous le regard impassible du reste du monde. Chassée de la frontière du Sud-Soudan par les forces indépendantistes, l’armée de Joseph Kony sévit maintenant dans l’est du Congo. Raymonde Provencher raconte : «Juste avant Noël, nous avons appris que la LRA a attaqué un village congolais, tuant 400 personnes et enlevant 400 enfants…»

 

source: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/18/01-4371542-grace-milly-lucy-des-fillettes-soldates-enlevees-et-embrigadees-a-neuf-ans.php

Film réalisé par Christophe Tardy pour une campagne de sensibilisation contre les enfants dans la rue.


Dès qu’il le peut, Robert, poulbot rouquin, balance des bouteilles vides ou des pierres sur les soldats anglais en faction dans son quartier, à Belfast. En treillis militaire, Hak, 12 ans, est paniqué par le tir des canons aux abords d’un village cambodgien. Fidel, 13 ans, en Colombie, et Lazare au Mozambique ont, eux, un vrai passé de guérillero, avec de nombreux morts à leur actif.

Un document de Gilles de MAISTRE

En 1990, Gilles de Maistre signait un documentaire au titre choc, consacré aux enfants soldats. De la jungle colombienne aux guérillas cambodgiennes, des cités ravagées de Belfast Ouest à la guerre des gangs de Los Angeles, le réalisateur a filmé et interviewé des enfants instrumentalisés psychiquement, et armés jusqu’aux dents.

« Mon rêve, c’est de tuer des Rosbifs », explique tranquillement le petit Irlandais. Pourtant, au détour d’une phrase, ces gamins expriment tous leur désir de « redevenir des enfants »…

Presque deux décennies plus tard, ce document n’a, hélas, pas pris une ride. Certes, la Cour pénale internationale instruit des procès contre les Etats qui enrôlent des enfants dans des conflits armés. Certes, il existe désormais une journée mondiale consacrée aux enfants soldats. Malgré cela, les chiffres sont en augmentation avec environ 250 000 mineurs (selon l’Unicef) aux mains de forces et de groupes armés dans le monde.

Rediffusé dans le cadre d’une semaine « 20 ans de l’agence Capa » sur Planète, J’ai 12 ans et je fais la guerre montre une réalité brute qui vous prend à la gorge.

source: Emmanuelle Skyvington, Télérama

Interview de Gilles De Maistre :vidéo Facebook

Aspects juridiques et éthiques des frappes à distance sur cibles humaines stratégiques

Etude prospective IRIS-CICDE INTRODUCTION Il n’est pas aisé de conduire une étude sur les « aspects éthiques et juridiques des […]

Nations using child soldiers are invited to British arms fair

British-made weapons could be used to target children in war zones   Britain is continuing to defy the UN by […]

Templar Soul, Ligne de vêtement

Templar Soul partenaire d’ECI http://templarsoul.com Templar Soul est une ligne haut de gamme et innovante de vêtements masculins intégrant aux […]

Le DDR: Désarmement, Démobilisation et Réintégration

Le désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est devenue une partie intégrante de la paix pour les consolidations post-conflits, elle figure […]

TAG CLOUD

POPULAR

Visitez aussi notre Blog ECI-DDR (English version)