Friday, June 1, 2012
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Conférence ECI DDR pour la JIES 2012

Posted by admin On février - 15 - 2012 ADD COMMENTS

Chaque année, le 12 février est désormais journée internationale de l’enfant soldat. L’association ECI a marqué cette journée par une conférence de presse décalée au lundi 13 février.

Le but de cette conférence était, d’une part de sensibiliser l’opinion sur la situation de ces enfants soldats et, d’autre part, de faire connaître notre association à travers le projet de réinsertion qu’elle envisage de mettre en œuvre.

Comme l’an passé, le Service historique de la Défense a accepté que cette conférence puisse se tenir dans la somptueuse salle des cartes du pavillon du roi au château de Vincennes, qui, pour la circonstance, était remplie. Le général Paulus, directeur de ce service et son chef de cabinet, André Rakoto, trouvent ici nos remerciements et l’expression de notre profonde gratitude.

M. François Zimeray, ambassadeur aux droits de l’Homme, a bien voulu honorer de sa présence cette manifestation. Il a tout particulièrement insisté sur l’intérêt de la France pour cette cause et son rôle éminent au sein de l’ONU pour faire interdiction aux Etats belligérants de recruter des enfants soldats.

Le président d’ECI, Paul Perrin, après un rapide point de situation, a présenté l’association puis, partant de la problématique posée par les enfants soldats et d’une analyse des besoins en matière de réinsertion, a exposé dans ses grandes lignes le projet de l’association.

Il s’agit de la création d’un centre de réinsertion pour 50 enfants chaque année que nous voulons créer dans la localité de Kitsombiro, située au nord de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Ce projet tire toute son originalité du fait qu’il est global, prend en compte l’enfant dans tous les domaines, santé, éducation, formation… mais aussi l’environnement tant familial que villageois. Il comporte deux volets, formation et développement et s’intègre dans le tissu socioéconomique local en créant des emplois valorisants et contribuant par là à l’instauration d’une paix durable. 

Nous tenons par ailleurs à remercier chaleureusement les personnes suivantes:

 
  • Frédéric Gounon et, à travers lui, LABARONNE CITAF qui contribue à nous soutenir financièrement depuis le début de notre participation à cette journée annuelle,
  • Emmanuel Lenain et, à travers lui, les sympathiques associations qui nous soutiennent elles aussi financièrement, notamment les Bidibules et INSEEC,
  • Daniel Prak et Noelly Akumah pour la préparation logistique,
  • Olivia Laoureux pour son investissement personnel constant,
  • Anne-Laure Legenne pour les reproductions photos réalisées par Amri Bouralia lors de son expédition en RDC,
  • Jean Manian, notre journaliste qui nous a fait l’amitié d’enregistrer le film de la conférence,
  • Et tous les autres acteurs de cette journée, de près ou de loin, qui nous ont aidés, encouragés et soutenus par des actes et des paroles.

 Nous souhaitons enfin la bienvenue à Amandine Ufarte et Nathanael Molle qui se joignent à notre cause.

Quelques photos

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 Paul Perrin, président de l’association  M. François Zimeray, ambassadeur des droits de l’Homme
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 Conférence dans la salle des cartes  
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 Photos d’Amri Bouriala Irène Bogicevic et Nathanael Molle (président des anciens ILERI)
   
Donjon du chateau
 

Itinéraire d’un touriste de guerre

Posted by admin On avril - 18 - 2011 ADD COMMENTS

Chaque séquence de ce récit est un voyage au coeur de la guerre et de ses exactions, une aventure dont on ne connaît jamais à l’avance ni le déroulement ni l’issue.

On y accompagne l’auteur, photoreporter indépendant avide de sensations fortes, couvrant des zones de conflit telles que l’ex-Yougoslavie, les territoires palestiniens, la frontière israélo-libanaise, l’Irak ou l’Afghanistan.


Hubert PICARD


Avec émotion, ce trompe-la-mort nous fait partager ses peurs, ses joies, ses réflexions et ses rencontres, compagnons de route ou anonymes croisés au détour de situations jamais banales. Téméraire, il fustige les nantis du journalisme, rémunérés par d’importantes primes et qui, trop souvent, exercent planqués dans leurs luxueux hôtels, ignorant le sens du mot courage et opérant avec excès la désinformation. Ce récit est abrupt, choquant, acide, provocant, déroutant. Il rappelle un certain cinéma hollywoodien où l’action règne en maître et où les principaux caractères, emprisonnés par l’obsession de la guerre, ont un regard manquant parfois d’humanité.

L’auteur l’explique ainsi : « Il y a ceux qui ont approché la guerre et qui ne veulent pas y retourner, et les autres qui ne peuvent plus s’en passer comme d’une drogue qu’il leur faut snifer, même s’ils doivent se transformer en bête. Ceux-là perdent vite leurs convictions et leur coeur. Ils savent qu’à la guerre, la compassion ressemble à un suicide et l’humanité ne rapporte rien. Elle n’est utile qu’à cacher la violence et la férocité de la vie. »

Photographies de l’auteur visibles sur :

http://www.lorgane.com/hubertpicard/

Grace, Milly et Lucy font partie des 30 000 enfants ougandais enlevés par des rebelles et transformés en guerriers engagés dans des conflits sanglants, au cours des 20 dernières années. De ce nombre, 30 % sont des fillettes qui, en plus d’être forcées à devenir soldates, sont transformées en esclaves sexuelles. À 12 ou 13 ans, elles donnent naissance à des enfants qui, à leur tour, risquent de perpétuer la violence. Grâce à Raymonde Provencher, trois de ces soldates prennent la parole et livrent un témoignage bouleversant, déchirant, inimaginable.

«Il m’a fallu faire trois voyages en Ouganda pour amener ces filles à parler ouvertement de ces horreurs qu’elles n’évoquaient qu’en chuchotant. Je leur ai dit : « Méfiez-vous de l’eau qui dort. Il faut parler, il faut vous libérer. Si vous cachez ces choses, personne ne pourra les soupçonner, et rien ne va changer. » J’ai été très claire, je leur ai expliqué que leur témoignage serait filmé et diffusé, et la troisième fois, quand je suis revenue avec ma caméra, elles ont enfin accepté de se confier.»

C’est donc la parole qui fournit la matière du documentaire de Raymonde Provencher, et non l’étalage inutile de la violence. La documentariste avait privilégié cette même approche dans War BabiesNés de la haine, en 2002, où elle dénonçait déjà les viols systématiques pendant les conflits armés, qui donnaient naissance à des war babies.

«Au fond, on tourne toujours le même film. Tous les matins, je me lève en pensant à ces filles africaines revenues de la guerre avec les enfants qu’elles ont eus avec des rebelles, et je m’interroge sur ces victimes de la violence guerrière et qui risquent de la transmettre.»

Raymonde Provencher travaille dans le monde de l’information depuis 30 ans. D’abord recherchiste à Télé-Québec et à Radio-Canada, elle a participé notamment à Femmes d’aujourd’hui, à Ce soir et à L’objectif. À partir de 1993, elle vit l’aventure de l’émission Nord-Sud, parcourant une trentaine de pays en 12 ans. En 1995, elle fonde sa propre maison de production de films, Macumba International, en compagnie de Patricio Henriquez et de Robert Cornellier. Raymonde Provencher a été présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) de 1982 à 1984.

Rescapées de l’enfer

Après des années d’enrôlement forcé dans l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), menée par Joseph Kony, «un mystique illuminé», plusieurs femmes soldates sont parvenues à s’évader et à regagner leur village. Mais ces rescapées de l’enfer sont marquées et ostracisées, leurs enfants sont soupçonnés d’être possédés par des esprits malins. Certaines de ces femmes, comme Lucy, ont accepté les règles de la guerre et sont devenues à leur tour rebelles et tortionnaires. «Mais il ne faut pas oublier que Lucy n’avait que neuf ans lorsqu’elle a été enlevée et embrigadée», rappelle la cinéaste.

À l’opposé, il y a Grace, qui n’a vécu que sept mois avec les rebelles. Par la suite, Grace a eu la chance extraordinaire d’obtenir une bourse pour étudier aux États-Unis, où elle s’est établie. Depuis, elle tente de faire connaître le drame des filles soldates ougandaises. Dans Grace, Milly, Lucy, on la voit prendre la parole aux Nations unies pour dénoncer cette situation.

Cependant, la tragédie continue, sous le regard impassible du reste du monde. Chassée de la frontière du Sud-Soudan par les forces indépendantistes, l’armée de Joseph Kony sévit maintenant dans l’est du Congo. Raymonde Provencher raconte : «Juste avant Noël, nous avons appris que la LRA a attaqué un village congolais, tuant 400 personnes et enlevant 400 enfants…»

 

source: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/cinema/201102/18/01-4371542-grace-milly-lucy-des-fillettes-soldates-enlevees-et-embrigadees-a-neuf-ans.php

Film réalisé par Christophe Tardy pour une campagne de sensibilisation contre les enfants dans la rue.


Dès qu’il le peut, Robert, poulbot rouquin, balance des bouteilles vides ou des pierres sur les soldats anglais en faction dans son quartier, à Belfast. En treillis militaire, Hak, 12 ans, est paniqué par le tir des canons aux abords d’un village cambodgien. Fidel, 13 ans, en Colombie, et Lazare au Mozambique ont, eux, un vrai passé de guérillero, avec de nombreux morts à leur actif.

Un document de Gilles de MAISTRE

En 1990, Gilles de Maistre signait un documentaire au titre choc, consacré aux enfants soldats. De la jungle colombienne aux guérillas cambodgiennes, des cités ravagées de Belfast Ouest à la guerre des gangs de Los Angeles, le réalisateur a filmé et interviewé des enfants instrumentalisés psychiquement, et armés jusqu’aux dents.

« Mon rêve, c’est de tuer des Rosbifs », explique tranquillement le petit Irlandais. Pourtant, au détour d’une phrase, ces gamins expriment tous leur désir de « redevenir des enfants »…

Presque deux décennies plus tard, ce document n’a, hélas, pas pris une ride. Certes, la Cour pénale internationale instruit des procès contre les Etats qui enrôlent des enfants dans des conflits armés. Certes, il existe désormais une journée mondiale consacrée aux enfants soldats. Malgré cela, les chiffres sont en augmentation avec environ 250 000 mineurs (selon l’Unicef) aux mains de forces et de groupes armés dans le monde.

Rediffusé dans le cadre d’une semaine « 20 ans de l’agence Capa » sur Planète, J’ai 12 ans et je fais la guerre montre une réalité brute qui vous prend à la gorge.

source: Emmanuelle Skyvington, Télérama

Interview de Gilles De Maistre :vidéo Facebook

ECI sur le réseau social Viadéo

Posted by admin On juin - 2 - 2010 ADD COMMENTS

ECI a désormais son HUB sur Viadéo!

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Les groupes armés Mai-Mai opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), continuent d’enrôler, de gré ou de force, des enfants de moins de 18 ans dans leurs rangs, selon un rapport de l’ONG « Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats » publié vendredi 13 mars 2010.

« Les enfants peuvent constituer jusqu’à 40% des effectifs des groupes Mai Mai du Nord-Kivu et Sud–Kivu », souligne, dans ce rapport Bonny Mushayuma, conseiller régional pour la région des Grands Lacs au sein de cette organisation.

Dans ce rapport élaboré à la suite d’une enquête réalisée entre les mois de mai et juin 2009 et dont copies ont été transmises en février à des autorités compétentes, Bonny Mushayuma relève les raisons qui sont à la base de cet enrôlement massif, indiquant que cet enrôlement est d’abord « volontaire » par les enfants eux–mêmes qui disent qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’adhérer à ces groupes, faute d’autres occupations ou d’études scolaires.
Aussi, la Coalition, pour mettre un terme à l’utilisation d’enfants soldats, rappelle-t-elle au gouvernement congolais la ratification des instruments de protection des droits de l’enfant et son obligation de protéger les enfants et d’éviter qu’ils soient recrutés par les forces et groupes armés.
Photo : D.R.

ECI-DDR dans la presse (pointscommuns.com)

Posted by admin On mars - 1 - 2010 ADD COMMENTS

Suite à la conférence organisée par ECI DDR à l’occasion de la journée internationale de l’enfant soldat, le site pointscommuns.com a fait paraître un commentaire répondant à l’article paru dans Le Monde.

L’association ECI ( Euro Coopération Ingénierie ) a organisé une conférence de presse ce 12 Février 2010 en vue de sensibiliser sur le sort des enfants soldats dans le monde ..

De nombreux experts de cette assos ont tenu un plaidoyer vibrant sur la nécessité de lutter contre ce fléau des enfants soldats qui tend à se banaliser …

Selon les estimations de l’ONU, 300.000 enfants restent impliqués dans les conflits et guerre dans le monde . Le recrutement des enfants de moins de 18 ans dans les forces armées est considéré comme crime de guerre par la cour pénale internationale depuis 1998 avec le traité de Rome …….

Les enfants sont des proies faciles, encore innocentes, ignorantes ..drogués, alcoolisés, ils entrent dans un monde de violence sans nom ..

Le contexte économique et politique des pays concernés est d’une grande importance dans l’émergence du fléau…le système de scolarisation étant très nettement insuffisant, les enfants sont livrés à eux mêmes et cherchent des activités lucratives …

Souvent, l’enrôlement dans l’armée est vu comme le seule perspective d’emploi..

Un enfant qui a une kalachnikov (comment peut on imaginer cette scène ?) a accès à tout ce qu’il veut …

Des raisons psychologiques et idéologiques peuvent pousser les enfants à s’engager .

Dans un climat de violence constante, les enfants peuvent vouloir venger leurs proches ou libérer leur peuple ..Ils agissent par mimétisme ..

La présence des filles soldats est reconnue aussi pour des raisons de survie et elles se retrouvent souvent réduites à esclavagisme sexuel ..

Certains enfants ne s’engagent pas de plein gré et sont embrigadés de force dans les armées rebelles ..

Certains sont même amenés après avoir été drogués à tuer leurs parents, ils servent aussi de kamikazes ou de « chair à canon » sur les champs de bataille, placés en première ligne pour faire diversion …

Témoignage de Lucien BADJOKO qui s’est volontairement engagé en république démocratique du CONGO à l’age de 12 ans …

Il est maintenant étudiant en droit à Paris …

– Tant qu’il n’y aura pas la paix, les enfants seront utilisés !

– il faut plusieurs années pour réintégrer un enfant !

– il n’y a pas plus dangereux que celui qui n’a rien à perdre !

- donnons leur du travail !

Le processus de réintégration doit aussi prendre en compte le travail de prévention dans les pays à risques…..

Le président d’ ECI Bernard LeVanXieu a dénoncé le cas d’ Haïti où beaucoup d’enfants abandonnés ont dernièrement étaient  » repris » par l’armée (bandes armées locales)…………


source: pointscommun.com

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