Friday, June 1, 2012
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Formation sur les violences faites aux femmes et les droits des femmes

Durant le mois de juillet 2010, notre partenaire Simama Développement Afrique  a effectué pendant deux semaines, une formation sur les droits des femmes et la prévention des violences  faites à celles-ci à Kibumba en RDC.


En effet le Nord Kivu en RDC est une région frontalière où courent toujours des bandes armées semant la terreur sur leur passage. Cette formation généraliste consiste à informer les femmes sur leurs droits civique et aussi à rompre la loi du silence sur les violences qui leur sont faites, notamment les viols. Les auteurs sont souvent impunis car les victimes n’osent pas témoigner. Cette sensibilisation juridique porte sur l’importance de la protection des témoins mais également sur la prévention psychologique des victimes et de tous les soutiens auxquels elles ont droit.


Reportage: témoins du dedans

Posted by admin On mai - 17 - 2010 ADD COMMENTS

En partenariat avec l’Unicef, cinq jeunes Congolais, reporters amateurs, ont suivi des enfants déplacés par la guerre. Ils témoignent de la crise humanitaire qui ravage leur pays.

Cliquer sur l’image pour voir le reportage dans le journal « Le monde »



reportage réalisé par 5 jeunes congolais

reportage réalisé par 5 jeunes congolais


Eci-jck5« L’enfant soldat », redoutable oxymoron, est l’une des manifestations et dérives les plus cruelles et traumatisantes des conflits contemporains. Un phénomène généré pour l’essentiel par la confusion entre la sphère civile et militaire, la destruction du tissu social et l’absence d’éducation. Entre dans cette catégorie tout mineur, de sexe masculin ou féminin, âgé de moins de 18 ans, donc civil et n’étant pas en âge légal de combattre. Cette définition, proche de celle du protocole facultatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, regroupe donc autant les jeunes enfants de 7 ans, que les préadolescents et adolescents de 11 ans à 16 ans. A l’instar des femmes kamikazes, l’enfant devenu tueur fait voler en éclat l’imagerie traditionnelle en raison de l’antinomie que ce concept instaure entre la  figure de l’innocent et l’univers militaire, où combats, armes et mort sont omniprésents. La perversion de l’innocence en tant que telle est déjà une puissante arme psychologique qui déstabilise citoyens, militaires et gouvernants. Dans le contexte de guerre, le doute s’installe et la décision est paralysée. Car comment distinguer l’enfant en tant que civil à protéger de l’enfant perverti  par l’adulte et transformé en assassin ? L’incapacité à trancher sur la nature et les intentions de l’adversaire auquel sont confrontés les Etats, les armées et les forces multinationales engagées dans des conflits asymétriques (incluant guerres contre-insurrectionnelles et opérations de maintien de la paix), pose un véritable et douloureux cas de conscience. Qu’il intègre volontairement ou de force les groupes armés, qu’il lutte pour une cause « vertueuse » (une résistance contre une invasion ou un Etat oppresseur),  s’adonne au meurtre et aux razzias, l’enfant qui prend les armes perd dès cet instant son innocence, voire son humanité. Read the rest of this entry »

ECI-DDRComme la première partie de cette étude l’a indiqué, le continent noir est aujourd’hui la zone la plus massivement touchée par ce phénomène de l’enfant-soldat. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que si les pays du tiers du monde ont une probabilité plus grande de voir se développer ce fléau, celui-ci ne leur est pas exclusif. Il s’inscrit dans une réalité, plus large, que nous dirions « mondialisée » des conflits contemporains (qualifiés précédemment de « postmodernes », marqués par la confusion des trois composantes de la « trinité remarquable » de Clausewitz, à savoir peuple, gouvernement et armée). Cet état de fait pose dès lors un problème d’identification/ délimitation des participants/belligérants, par leur caractère ambigu, protéiforme et fluctuant, donc insaisissable et difficilement prévisible, infra-étatique donc foncièrement hors-la-loi et anarchique. Un pays émergent, à la croissance accélérée (y compris démographique), peut connaître ce type de conflits internes impliquant la jeunesse si le développement ne suit pas et si l’Etat n’entreprend pas les réformes qualitatives nécessaires. L’aspect économique n’est donc certainement pas le seul déterminant, même s’il joue un rôle majeur et fait figure de facteur aggravant en tout état de cause. Read the rest of this entry »

Une fois que le conflit s’achève, se pose immédiatement la question de la reconversion des enfants soldats, de leur réintégration dans un système en marge duquel ils ont trop longtemps vécu, car imprégnés exclusivement de codes de violence. La pérennité des moyens soulève de nombreuses  interrogations car la réussite de tels projets est conditionnée par l’implication réelle des Etats concernés (comme évoqué précédemment) et par un cadre stable sans lequel les projets ne peuvent prendre forme.  Les actions tant préventives que « post-conflits» doivent se focaliser sur l’éducation et la resocialisation, « (re)créer un lien social et moral rompu ou altéré ». Dans des pays où l’éducation nationale est très lacunaire à la base, le manque de moyens, de structures et d’outils pédagogiques se fait cruellement sentir. La perpétuation d’un cercle vicieux est dès lors inévitable, la misère et l’ignorance suscitant irrémédiablement la colère et le retour à la violence. Ce genre de contexte n’est pas propice à chasser les vieux démons qui hantent ces jeunes garçons et filles, soldats ou victimes collatérales des conflits. La première erreur de lecture serait de se concentrer sur des facteurs conjoncturels alors que les racines du problème restent peu ou prou constantes et intactes. L’endoctrinement et l’immixtion des enfants dans des conflits asymétriques ou inter-partisans, des guerres de clans ou civiles qui doivent en principe être l’affaire de soldats majeurs, sont favorisés par des « aimants structurels », propres à la plupart des pays du tiers monde et de l’Afrique, souffrant entre autres d’un IDH extrêmement faible et d’un taux de scolarisation très bas. Les enfants, soumis à des travaux ingrats, sont obligés de quitter très tôt l’école. Ils deviennent parfois les uniques soutiens de famille lors du décès ou de la maladie d’un père ou d’une mère. L’appel aux armes et l’argent facile (gagné grâce aux pillages, meurtres et massacres collectifs) constituent une tentation immense pour des enfants. Read the rest of this entry »

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