Wednesday, June 28, 2017
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Enfants des rues

… Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?

Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules ?

Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules

Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement

Dans la même prison le même mouvement.

Accroupis sous les dents d’une machine sombre,

Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre,

Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,

Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.

Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.

Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.

Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.

Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à Dieu : – Petits comme nous sommes,

Notre père, voyez ce que nous font les hommes !

Ô servitude infâme imposée à l’enfant !

Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant

Défait ce qu’a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,

La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,

Et qui ferait – c’est là son fruit le plus certain ! –

D’Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !

Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre,

Qui produit la richesse en créant la misère,

Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil !

Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?

Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,

Une âme à la machine et la retire à l’homme !

Que ce travail, haï des mères, soit maudit !

Maudit comme le vice où l’on s’abâtardit,

Maudit comme l’opprobre et comme le blasphème !

Ô Dieu ! qu’il soit maudit au nom du travail même,

Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,

Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux !

Melancholia, Extrait des Contemplations , Victor Hugo


Les Enfants des rues en Afrique une urgence

La communauté internationale reconnait aux enfants du monde des droits inaliénables :

« Tout enfant a droit à l’éducation » (Déclaration des Droits de l’Homme 1948)

« L’enfant a droit à l’éducation fondamentale gratuite et obligatoire « (Déclaration des Droits de l’Enfant 1959)

« Les pauvres, les enfants des rues, les enfants qui travaillent ne doivent subir aucune discrimination dans l’accès aux formations » (Déclaration mondiale sur l’Education pour tous 1990)

L’objectif numéro 2 du Millénium pour le développement de l’ONU a pour ambition de,  d’ici à 2015, « donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires ».

Pourtant, l’état des lieux est alarmant :

  • Plus de 100 millions d’enfants survivent dans le dénuement et la détresse
  • Au moins 120 millions d’enfants (de 5 à 14 ans) dans le monde sont exploités au travail. Nombreux sont ceux qui travaillent dans des emplois dangereux où ils sont exposés à des risques d’accidents graves
  • Des milliers d’enfants participent aux conflits armés, en sont victimes ou en subissent les conséquences
  • Beaucoup d’autres sont soumis aux trafics et abus sexuels
  • D’autres encore sont exploités dans le trafic des drogues illicites
  • En Afrique subsaharienne, la population suivant le cycle d’enseignement primaire n’a que récemment atteint 71 pour cent, malgré un bond en avant considérable qui a débuté en 2000. Près de 38 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire ne sont pas scolarisés dans cette région

Le nombre d’enfants des rues dans le monde, bien que très difficile à chiffrer, est estimé à 120 millions (soit un enfant sur 5, dans les pays en voie de développement) (études du BIT et de l’UNICEF), dont 30 millions en Afrique, majoritairement des garçons.

Le BIT estime à quelque 250 millions les enfants de 5 à 14 ans qui, dans les seuls pays en voie de développement, sont obligés, pour subsister ou aider leur famille à subsister, à exercer une activité économique. Pour près de 120 millions d’entre eux, il s’agit d’un travail à plein temps. Les autres combinent le travail avec l’école ou d’autres activités non économiques.  80 millions de ces enfants vivent, ou plutôt survivent en Afrique.

Il est à noter que les enquêtes statistiques sous-estiment totalement le travail des filles, car elles ne prennent pas en considération les fillettes qui effectuent à plein temps les travaux ménagers au domicile familial afin de permettre à leurs parents d’exercer un métier.

Si le travail des enfants n’est pas absent des pays industrialisés comme le nôtre, c’est essentiellement dans les régions en développement que se concentre la grande majorité des enfants travailleurs. L’Asie, qui est le continent le plus peuplé, compte le plus grand nombre de jeunes travailleurs. 70 % d’entre eux s’y trouvent, contre 32 % en Afrique et 7 % en Amérique latine.

En chiffres relatifs, c’est toutefois l’Afrique qui connaît le taux le plus élevé de travail des enfants, proportionnellement à sa population. D’après les estimations du Bureau International du Travail, on y trouve 41 % de l’ensemble des enfants de 5 à 14 ans, contre 22 % en Asie et 17 % en Amérique latine.

En Afrique, entre un quart et la moitié des enfants sont au travail. Ils sont nombreux dans l’agriculture, ou encore travaillent comme domestiques et dans le secteur informel.

LES ENFANTS DES RUES

Les enfants de la rue et les enfants travailleurs vivent trop souvent dans des conditions déplorables et sont l’objet d’abus de toutes sortes. Ils sont nombreux à souffrir de maladies diverses en raison de leurs conditions de vie.

Beaucoup d’entre eux fréquentent peu ou ne fréquentent plus l’école. Devenus adultes, ils seront analphabètes ou illettrés – à condition qu’’ils aient survécu à la faim, à la soif, aux travaux dangereux et mal rémunérés, à la prostitution, aux abus sexuels, aux endémies, à l’exclusion sociale, aux harassements de la police, aux tracasseries de la justice, à la prison, aux drogues destructrices et bon marché, au travail domestique transformé en esclavage…

 

Ils ne connaissent pas les vraies joies de l’enfance et de la jeunesse. Quasiment oubliés dans les budgets nationaux, ce sont des organisations de la société civile, des institutions religieuses et des personnes de bonne volonté qui subviennent à leurs besoins urgents et à leur survie : nourriture, centre d’accueil ou d’écoute, vêtement, santé, soutien juridique, conseil sanitaire, protection contre la violence, la répression imméritée et les abus divers au nom de la loi et de l’ordre. Plus grave encore pour leur avenir, ils n’accèdent pas facilement à l’école.

Pourtant, l’éducation est un droit individuel reconnu par toutes les nations. Ce droit fondamental, la communauté internationale l’a rappelé lors de la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous (Jomtien, Thaïlande, mars 1990) : “Il y a plus de quarante ans, les nations du monde affirmaient, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme que “toute personne a droit à l’éducation” (…)”. (En conséquence),

“Tous les enfants, tous les adolescents et tous les adultes devraient avoir accès à l’éducation fondamentale. Il faut s’attacher activement à éliminer les disparités éducatives qui peuvent exister au détriment de certains groupes. Les pauvres, les enfants des rues et les enfants qui travaillent (…) ne doivent subir aucune discrimination dans l’accès aux formations”. (Déclaration de Jomtien, article 3)

L’éducation est indispensable si l’on veut aider ces enfants à sortir du cycle infernal que constituent la pauvreté, la survie dans la rue ou le travail de servitude et l’ignorance.

 

Qui sont ces enfants ?

 

On distingue donc désormais :

  • « L’enfant dans la rue » qui n’y est que provisoirement puisqu’il n’a pas rompu avec sa famille, retournant en général au foyer familial pour la nuit. Toutefois, il exerce des « petits métiers » plus ou moins légaux dans la rue pour subvenir aux besoins de ses parents. Il perçoit sa situation comme anormale et temporaire.
  • « L’enfant de la rue » qui y vit en permanence et n’a plus aucun ou de très rares contacts avec sa famille. Il dort à l’air libre où dans les abris incertains et précaires offerts par la ville, souvent en compagnie d’autres enfants de la rue. N’ayant aucun capital financier de départ, il vit très difficilement grâce à des « petits métiers » comme le gardiennage de véhicules ou le cirage des chaussures mais aussi de vols divers ou de prostitution. Cette situation est une précarisation générale de l’enfant qui est exposé à de multiples dangers et a un sentiment profond de rupture vis-à-vis du monde des adultes. Le Forum du Grand Bassam définit très précisément les « enfants et jeunes des rues » comme

« Toute fille ou tout garçon n’ayant pas atteint l’âge adulte et pour qui la rue (au sens large du mot, c’est-à-dire comprenant bâtiments abandonnés, terrains vagues, coins de la rue, etc.) est devenue la demeure habituelle et/ou la source de moyens d’existence. »

  • « L’enfant sous contrôle »qui est entré dans les rouages des institutions de répression et de réinsertion qu’elles soient étatiques ou associatives. Il constitue la seule catégorie prise en compte dans les statistiques officielles.

 

Pour survivre, ils vivent en bandes

 

Les enfants de la rue s’organisent en bandes. La survie dans la rue exige une organisation judicieuse pour se protéger contre les intempéries, les tracasseries de tout genre. L’organisation permet aussi une prise en charge collective et une prise en charge de chacun par la bande. L’on distingue les bandes égalitaires des bandes hiérarchisées. Une bande égalitaire est composée des enfants de même tranche d’âge. Par exemple des enfants de 11 à 13 ans qui partagent les mêmes expériences et affichent le même comportement.

Une bande hiérarchisée se caractérise par la reconnaissance d’une autorité en un aîné. Celui-ci a un véritable rôle de leader. Cet aîné est l’organisateur du groupe. L’adhésion à un groupe se fait selon différents rituels, mais qui tous ont en commun la violence. L’un sera battu pour intégrer la bande, un autre se verra violé soit par le chef seul soit par tous les membres de la bande pour obtenir son visa d’adhésion. Un troisième subira brimades et rapts jusqu’au déshabillement. Une fois ce rituel accompli le nouveau venu devient membre effectif et jouira de la protection assurée par le groupe contre les agressions étrangères.

Chaque bande organisée se caractérise positivement par une triple qualité de solidarité, de fraternité et de discipline. La solidarité et la fraternité s’expriment par l’organisation matérielle pour la survie du groupe, par la recherche des moyens de vivre. Elles se caractérisent aussi par la connaissance mutuelle des membres de la bande. Il n’est pas rare que l’aîné du groupe ou de la bande connaisse les parents des autres et parfois aborde le parent d’un membre trop jeune ou trop mineur pour plaider pour son retour en famille.

La discipline s’exprime par l’ordre et le respect que les membres se doivent et, surtout, doivent au chef. La force physique est ici très importante car elle permet l’exercice efficace de l’autorité. Il faut dire que toutes ses qualités s’expriment et se déploient sur fond de violence car cette dernière est en définitive le moyen privilégié d’exercice de pouvoir et d’expression communautaire. Le but de la bande est de protéger les membres.

Les enfants des rues vivent au jour le jour, cherchant à assurer les besoins premiers (se nourrir, avoir un toit, se vêtir). Demain n’existe pas.

 

Comment ces enfants se retrouvent-ils dans la rue ?

Traditionnellement, dans les sociétés africaines, l’enfant était au centre de la famille. Un enfant qui perdait ses parents était « naturellement » recueilli par un oncle, un cousin, un grand-père. Nul n’était abandonné.

Avant les années 80, les pays africains affichaient de manière arrogante qu’ils ne connaissaient pas le phénomène des enfants de la rue. D’après la rhétorique d’alors, les Africains avaient une conception de la famille tellement élevée qu’un enfant ne pouvait être abandonné de ses parents. Et quand bien même cela arrivait, cet enfant serait aussitôt récupéré par les autres membres de la famille. En effet, dans la tradition africaine, l’enfant constituait tout l’investit humain et total des parents. L’on mettait au monde pour continuer le clan, pour se montrer digne de ses parents et pour ne pas éteindre le nom de la famille. La famille était le lieu d’expression des sentiments de solidarité clanique. Elle aidait ou était un cadre d’expression de prérogatives, un soutien et un milieu de croissance. C’est cette famille que les pays africains croyaient encore servir jusque dans les années 80. La vérité c’est que la famille telle qu’entendue ci-haut était une réalité vécue dans l’Afrique des villages. L’Afrique d’aujourd’hui est de plus en plus urbanisée, et la vie en ville y a amené ses impératifs et déstructuré la réalité sociale. Cette déstructuration a, entre autres, engendré les enfants de la rue, des enfants dont la paternité est attribuée à la rue!

Quelles peuvent être les causes du phénomène massif des enfants de la rue en Afrique? Pour quelle raison l’Afrique, qui se prévalait et s’enorgueillissait d’être le havre de la solidarité, le garant des valeurs de la famille et qui considérait les enfants comme une richesse, voit tout d’un coup ses villes inondées de ces êtres chers et fragiles? L’Afrique est-elle en train de renier ses anciennes valeurs? Est-elle en train de changer?

 

 

Les causes du phénomène sont variées et diverses. Elles vont de l’enfant à sa famille, en passant par l’atmosphère ambiante du XXIème siècle et la composition de nos villes. Il ne nous paraît pas convenable de classer ces causes par ordre de grandeur ni d’importance, car nous estimons qu’elles sont complexes et s’entrecroisent. Nous ne ferons donc que les énoncer tour à tour.

L’enfant difficile et rebelle

L’enfant difficile et rebelle ne se laisse pas maîtriser ni manier par ses parents. Il n’écoute pas ses parents et est réfractaire aux remarques. Quand on l’envoie à la maison, il boude ou se lance dans des jeux ludiques avec ses amis et ne remplit que de tiers ou de moitié la tâche ou le service qu’on lui a demandé. Un tel enfant est réfractaire aux conseils et enclin à la liberté et à la facilité de la rue. Une gifle ou une réprimande de la part des parents ou d’un aîné à la maison peut augmenter son désir d’indépendance. Un tel enfant, une fois privé de nourriture ou tabassé, se révolte et se lance dans la rue. La question que la famille doit se poser et résoudre c’est «comment éduquer de tels enfants moyennement insoumis, réfractaires aux conseils et enclins à la liberté»?

Le suivisme des amis

Dans les quartiers, les enfants s’organisent en groupes de jeux. Ce groupe de jeu est leur deuxième milieu naturel. Car c’est avec les amis de jeu qu’ils passent un bon bout de leur temps, partagent leurs histoires, désirs, pensées et intérêts. Dans un tel cas, un enfant qui affectionne un groupe déjà enclin à la rue peut finir par tomber dans la rue. Il suivra ses amis et pourra finir dans la rue.

La situation familiale.

La situation familiale peut se diviser en deux catégories. La première est la situation socio-économique. La deuxième est la situation religieuse. La situation économico-sociale se caractérise par la misère familiale et par une désintégration de la situation matrimoniale des parents. La misère familiale est une première cause. Car elle entraîne une désintégration de la cellule familiale. Les parents n’ont plus les moyens d’expression de leur affection et de leur responsabilité. Un enfant qui n’est plus nourri ou que les parents encouragent à une prise en charge précoce de soi se transformera en un mendiant. La misère dans les familles contraint certains parents à une mendicité forcée. Ils y vont soit avec leurs enfants, soit seuls soit en les envoyant. C’est ainsi que certains enfants sont envoyés dans la rue pour mendier et en ramener le produit aux parents.

Le manque de repère fait que certains parents abandonnent leurs enfants, les laissant devenir shégués(enfant des rue congolais). L’État ne peut-il plus contraindre les parents à remplir leur autorité parentale.

La situation religieuse, mélange de croyances animistes, de sorcellerie et de peurs ancestrales liées à un faible niveau d’éducation entraine l’exclusion de nombreux enfants. Certains se voient indexés sorciers. Ils sont alors chassés du toit familial. Souvent ce verdict tombe après une séance d’exorcisme ou de prières de délivrance.

Les anciens principes ou valeurs sacro-saints de la famille se désagrègent à mesure que le clan subit le choc du temps et du milieu urbain. Les temps ont changé, alors que le pays est devenu économiquement déficitaire. Quant au milieu urbain, il n’est pas encore bien maîtrisé par les habitants. Tout cela donne une impression de chaos aux nouvelles structures dans lesquelles nous vivons.

Exemple du Sida (situation des enfants dans le monde ONU 2005)

La situation

Le VIH/SIDA met en lambeaux les fondements mêmes de l’enfance. À la fin de 2003, la pandémie avait rendu orphelines quelque 15 millions de personnes âgées de moins de 18 ans. Huit de ces enfants sur dix vivent en Afrique subsaharienne. Si l’on ne prend pas d’urgence des mesures décisives pour endiguer le raz-de-marée de l’infection et des pertes en vies humaines, on estime qu’en 2010, plus de 18 millions d’enfants africains auront perdu un ou leurs deux parents à cause du VIH/SIDA. La perte d’un parent implique davantage que la disparition d’un dispensateur de soins. Elle imprègne toutes les dimensions de la vie de l’enfant concerné : son équilibre émotionnel, sa sécurité physique, son développement mental et sa santé. Elle le prive du droit de vivre dans un cadre familial. Elle implique la perte d’une partie du filet de protection de l’enfant contre la violence, la maltraitance, l’exploitation, la réprobation sociale et la discrimination, ce qui l’isole encore davantage d’autrui à un moment où il est des plus vulnérables et a besoin d’autant de soins et de soutien que possible. Dans les cas extrêmes, l’enfant peut se retrouver complètement dépourvu de soutien familial et obligé de vivre dans la rue. Lorsque les personnes qui s’occupent de l’enfant tombent malades ou meurent, son droit à l’éducation est souvent compromis, car il est contraint de quitter l’école et, assumant le rôle d’un adulte, de s’occuper de sa famille et de subvenir à ses besoins. Il en va de même de son droit au repos, au jeu et aux loisirs. Étant donné que le VIH/SIDA exacerbe souvent la pauvreté, il aggrave le risque que courent les enfants de se livrer à un travail dangereux et de se faire exploiter.

 

Les actions à mener

Le respect des droits des enfants rendus orphelins ou vulnérables par le VIH/SIDA doit être une priorité internationale pendant les deux décennies à venir. Pour ce faire, des mesures doivent être prises sur plusieurs fronts :

  • Limiter la propagation du SIDA en s’appuyant sur des dirigeants nationaux, dans tous les secteurs, qui tiennent un discours sans ambiguïté, sur une campagne de sensibilisation de grande portée et une action préventive de grande ampleur.
  • Affecter les fonds nécessaires à l’appui des programmes en faveur des orphelins et des autres enfants vulnérables, lesquels ne bénéficient actuellement que d’une faible proportion du financement global de la lutte contre le VIH/SIDA.
  • Prolonger la vie des parents et fournir un soutien économique, psychosocial et autre.
  • Mobiliser et appuyer les interventions de proximité afin de fournir un appui immédiat et de longue durée aux ménages vulnérables.
  • Ménager un accès aux services essentiels, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’enregistrement des naissances, aux orphelins et autres enfants vulnérables.

Un exemple de persécution : l’albinisme

Les albinos, objets de sacrifices humains

Presque partout en Afrique, les albinos ont toujours été considérés comme des personnes mystiques, porteurs de richesse, de pouvoir, ou parfois de malédiction. Au Mali, ils sont très souvent considérés comme des personnes hors du commun. Ils font ainsi l’objet de sacrifices humains surtout à l’approche des élections. Un nombre important d’entre eux sont parfois retrouvés assassinés, sans sexes ni têtes. D’autres sont vidés de leur sang. Les plus chanceux, sont rasés à cause de leurs cheveux, qui seraient un secret de prospérité.

Les enfants albinos victimes d’une traque sans merci de la part des sorciers au Burundi et en Tanzanie

En mars 2009, un nouveau cas d’assassinat particulièrement atroce a été reporté au Burundi. Il s’agissait d’une fillette de 6 ans qui a été décapitée et démembrées par plusieurs hommes qui agissaient sur l’ordre d’un prêtre. Celui-ci pratique des rites barbares sous couvert de superstitions et de sorcellerie. Les organes des albinos sont vendus à pris d’or aux sorciers au Burundi mais aussi en Tanzanie. Face à ces actes monstrueux qui ont pris de plus en plus d’ampleur, la police locale a dû prendre des mesures exceptionnelles et mettre à l’abri les jeunes filles et garçons albinos. Pour l’année 2008, 27 cas de massacres d’albinos, en majorité des femmes et des enfants, ont été répertoriés, mais l’on estime qu’il y en a eu beaucoup plus en réalité.

 

Comment les aider les enfants des rues à sortir de la misère et de l’ignorance ?

Ce phénomène ne peut être résolu que si l’on prend le problème en charge pour le résoudre de façon pérenne et globale.

L’enfant devra être accompagné jusqu’à ce qu’il puisse subvenir à ses propres besoins, dans la légalité ; c’est-à-dire, jusqu’à ce qu’il puisse exercer un métier qui lui permette d’être autonome.

La solution ne peut être que globale :

–         Au niveau de chaque enfant dont tous les aspects de la vie doivent être pris en compte (comportemental, sanitaire, alimentaire, éducatif, …)

–         Au niveau de l’intégration de ses enfants dans la société. Les enfants sont l’avenir d’un pays. Il appartient donc à chaque état d’assurer un système éducatif accessible à tous et de prendre en charge les enfants dont aucun adulte ne se sent responsable.

Quelles que soient les causes de la délinquance, les fonctions traditionnellement remplies par le foyer doivent être assumées pour chaque enfant afin de lui assurer une croissance harmonieuse. Cette responsabilité consiste en la protection, la prise en charge de l’éducation scolaire, à nourrir l’enfant, à le vêtir et le loger.

Que faire ? ECI, Euro Coopération Ingénierie, par la création de centres de réinsertion, assure logement, nourriture, habillement, scolarisation puis formation professionnelle aux enfants recueillis. ECI travaille systématiquement en coopération avec les autorités nationales et locales. Ainsi, les enfants dont le niveau scolaire le permet, intègrent dès que possible le système scolaire tout en restant sous la tutelle du centre (hébergement, nourriture, …).

Dans la mesure du possible, ECI recherche des familles d’accueil, à même d’offrir à ces enfants la stabilité et l’affection d’un foyer familial.

Pour ceux qui entament un parcours de formation professionnelle, l’Association ECI met en place des partenariats avec des entreprises acceptant d’accueillir et de suivre des apprentis.

 

Qui est ECI : Originairement créée par un groupe de réflexion composé d’anciens hommes de terrain, généraux ou colonels, ECI est une association française œuvrant initialement pour la prévention des conflits et le maintien de la paix. Elle mène des projets de DDR (Démobilisation, Désarmement, Réintégration) pour apporter une réponse réaliste et pragmatique à la problématique soulevée par les pays en situation d’après-conflit : quelle vie après la guerre ?

Ayant acquis une expertise dans l’accompagnement des enfants, ECI a adapté son mode spécifique et global d’intervention à la prise en charge d’enfants des rues, via la création de centres d’hébergement prenant en charge la formation scolaire et comportementale, la formation professionnelle et les débouchés concrets de celle-ci.

Depuis 2003, les spécialistes d’ECI mettent ainsi en place divers projets pour y répondre. Leurs compétences pluridisciplinaires, leur connaissance approfondie de l’Afrique et des zones de conflit, leur expérience en management des hommes, en gestion de crise et de conduite de projet leur permettent de mener à bien leurs missions, parallèlement aux programmes instaurés par l’ONU et l’UE.

 

Nathalie Delmotte-Ferreboeuf

 

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