La question de l’insertion des soldats et des supplétifs de la rébellion au sein de l’armée, a été l’occasion pour mettre à jour un autre scandale humanitaire qui vise le secrétaire général des Forces Nouvelles, Guillaume Soro. Ce scandale pour lequel Guillaume Soro sera certainement appelé à répondre devant les juridictions internationale est celui du recrutement des enfants soldats.
En effet, les documents de recrutements à la disposition des structures du DDR montrent que certains jeunes soldats qui demandent leur insertion dans l’armée ont été recrutés au moment où ils étaient mineurs.
Tous les soldats de l’ex-rébellion qui ont actuellement moins de 26 ans et qui ont été recrutés entre 2002 et 2003, avaient moins de 16 ans au moment de leur recrutement. Ce recrutement des enfants soldats qui a été signalé par les ONG, Amnesty international, HRW, OCHA, est une violation grave des conventions internationales sur la guerre dont se sont rendus coupables les seigneurs de guerre ivoiriens, à la tête desquels se trouve le nommé Guillaume Soro.
L’UNICEF estime que plus de 5 000 enfants ont été associés aux factions engagées dans le conflit. En collaborant avec l’ONU et ses divers partenaires, l’UNICEF a pu ainsi contribuer à la réinsertion de plus de 1 900 de ces enfants dans leurs communautés. En 2005, avec la participation du PAHO, une ONG locale, l’UNICEF a pu rapatrier 720 enfants libériens qui avaient été recrutés à Gnakanzou.
De nombreux enfants qui étaient à l’âge d’aller à l’ école, ont été ainsi privés de leur droit à l’éducation. Ils ont été utilisés comme chairs à canon pour servir les ambitions d’adultes qui les ont enrôlés de force, dans des conflits qui n’étaient pas les leurs.
Des enfants Soldat libériens ont été utilisés par les factions de la guerre en Côte d’ivoire
Cette utilisation d’enfants soldats est un crime contre l’humanité, dans le sens où c’est une violation des droits de l’enfants édictés par l’UNICEF.
Ce sont ces violations des droits des enfants et des droits humains que les organisations de droit de l’homme veulent faire payer à Guillaume Soro. Ces organisation, avec à leur tête Amnesty international et l’UNICEF font une pression sur la CPI pour que celle-ci fasse arrêter certains chefs de guerre, ainsi que le chef actuel de la rébellion ivoirienne.
Les ONG qui défendent les droits de l’homme justifie ce ciblage de Guillaume Soro par le fait qu’en tant que figure de proue des forces rebelles ivoirienne, il est hiérarchiquement responsables de ces recrutements d’enfants qu’il ne pouvait ignorer .
Les proches collaborateurs de Guillaume Soro estiment que cette action des organisations de droit de l’homme est une manoeuvre. Il accusent un certain Salvatore Saguès, chercheur d’Amnesty International spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, qui serait responsable de cet acharnement contre Soro.
Pour les organisations des droits de l’homme cette action de lobbyng humanitaire ne viserait qu’à dissuader d’autres auteurs de crimes contre l’humanité et tous ceux qui seraient tentés par des violations des droits des enfants.
Koné Mory à Abidjan pour ivoireinfo.com



Les groupes armés Mai-Mai opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), continuent d’enrôler, de gré ou de force, des enfants de moins de 18 ans dans leurs rangs, selon un rapport de l’ONG « Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats » publié vendredi 13 mars 2010. 

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