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Table ronde sur les enfants-soldats

Posted by assoeci On décembre - 16 - 2009 Commentaires fermés sur Table ronde sur les enfants-soldats

ECI participe à la table ronde sur les enfants-soldats, patronnée par les Ministères des affaires étrangères et de la défense et organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil (14/12/2009)

De nombreux membres d’ECI ont participé activement à cette table ronde animée notamment par S.Exc. François Zimeray, ambassadeur des Droits de l’Homme au Quai d’Orsay ; M. Amady Ba du bureau du procureur de la Cour Pénale International de l’ONU (CPI de La Haye) ; du Général Patrick Mairé, magistrat à la Direction des affaires pénales militaires ; de nombreux professeurs illustres et des psychiatres, psychologues, avocats de haut niveau.

Le colloque était organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil et était modéré par Anne Gintzburger, journaliste-productrice-réalisatrice.

Les experts d’ECI, particulièrement actifs, ont émis certaines réserves sur des pratiques actuelles et ont présenté la méthodologie suivie par notre Association, qui tient compte d’une longue expérience terrain de ses fondateurs.

Ils se sont démarqués notamment de la durée de la formation pré-réinsertion (jugée trop courte pour éviter ou limiter le risque de récidive), de l’absence de prise en charge et du suivi et des mesures d’accompagnement en faveur des enfants-soldats / filles-soldats démobilisés.

De son côté, Ibrahim El Ali, notre DirCom a insisté efficacement sur la stratégie d’ECI et sa raison d’être en donnant des exemples concrets tirés du terrain (Liban, Sénégal).

Bernard LE VAN XIEU, Président d’ECI

M. Amady Ba de la Cour Pénale Internationale de l’ONU

Mme Martine Brousse, directrice de la voix de l’enfant
Général Patrick Mairé du Ministère de la Défense
Nathalie Delemotte Ferreboeuf, DGA d’ECI,
Be
rnard Le Van Xieu, Président d’ECI,
Ibrahim El Ali, Directeur de communication d’ECI
Louisette Le Fers, training manager,
Marion Le Jean, Legal Officer and Project Officer

Marion Le Jean (à gauche),
Sabrina Boumahdaf, DDR officer

Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

Posted by assoeci On décembre - 13 - 2009 Commentaires fermés sur Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

(samedi 12 décembre 2009)

A l’invitation  des Clubs UNESCO, Louisette LE FERS présidente de HAMAP EDUCATION et membre d’ECI, a organisé le samedi 12 décembre 2009, une présentation de notre Association et du thème essentiel  » les enfants-soldats », qui est au centre de nos objectifs dans le processus Démobilisation / Désarmement / Réintégration (DDR).

C’est ainsi que dans le cadre du colloque « Les jeunes s’engagent pour les jeunes », une équipe d’ECI a animé au siège de l’UNESCO, l’atelier « Le droit de l’enfant à un environnement de paix« , devant une audience de quelques 250 lycéens accompagnés de leurs enseignants.

Les exposés, modérés par Louisette, ont été les suivants :

  1. Présentation de l’Association ECI : buts, objectifs, valeurs, modes d’action, projets en vue (Paul Perrin)
  2. Les enfants-soldats (Louis Diatta) Télécharger l’exposé de Louis DIATTA
  3. Des témoignages d’anciens enfants-soldats réinsérés dans la société (Nathalie Delmotte-Ferreboeuf) Télécharger l’exposé de Nathalie DELMOTTE-FERREBOEUF
  4. Les filles-soldats (Elodie Pelois) Télécharger l’exposé d’Elodie PELOIS
  5. Stratégie communication / Plaidoyer d’ECI (Ibrahim El Ali)

Ces prestations ont connu un grand succès en éveillant l’intérêt du public, jeunes et adultes ; elles ont suscité applaudissements nourris et nombreuses questions, qui ont dû hélas être interrompues pour des raisons de programmation.

Devant ce très beau succès, nous comptons poursuivre notre campagne de communication, dont l’un de futurs rendez-vous marquants, sera la Journée Internationale de l’Enfant-Soldat du 12 février 2010.
Nous visons bien évidemment les agences de l’ONU concernées (UNICEF, BIT, PNUD …), l’OIF, des Groupes parlementaires et des acteurs publics ou privés. Si vous avez de tels contacts, n’hésitez pas à nous en faire part.

Un grand merci chaleureux à Louisette pour avoir organisé avec brio la conférence au profit de cette Agence prestigieuse des Nations Unies, et félicitations aux excellents orateurs qui ont su présenter avec talent, la noble cause que nous défendons. Nous espérons que de nombreux bénévoles motivés viendront nous rejoindre afin de relayer ce message, dont le point culminant sera l’évènement de février prochain.

Bernie Le Van Xieu
UN Staff New York, Rtd
Président ECI

Nathalie DELMOTTE-FERREBOEUF, DGA d’ECI – Paul PERRIN, DG d’ECI – Louisette LE FERS, HAMAP Training Manager – Louis DIATTA, DDR officier – Elodie PELOIS, Child-Soldiers officer – Ibrahim EL ALI, Dir COM


ECI-DDRComme la première partie de cette étude l’a indiqué, le continent noir est aujourd’hui la zone la plus massivement touchée par ce phénomène de l’enfant-soldat. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que si les pays du tiers du monde ont une probabilité plus grande de voir se développer ce fléau, celui-ci ne leur est pas exclusif. Il s’inscrit dans une réalité, plus large, que nous dirions « mondialisée » des conflits contemporains (qualifiés précédemment de « postmodernes », marqués par la confusion des trois composantes de la « trinité remarquable » de Clausewitz, à savoir peuple, gouvernement et armée). Cet état de fait pose dès lors un problème d’identification/ délimitation des participants/belligérants, par leur caractère ambigu, protéiforme et fluctuant, donc insaisissable et difficilement prévisible, infra-étatique donc foncièrement hors-la-loi et anarchique. Un pays émergent, à la croissance accélérée (y compris démographique), peut connaître ce type de conflits internes impliquant la jeunesse si le développement ne suit pas et si l’Etat n’entreprend pas les réformes qualitatives nécessaires. L’aspect économique n’est donc certainement pas le seul déterminant, même s’il joue un rôle majeur et fait figure de facteur aggravant en tout état de cause. Read the rest of this entry »

Une fois que le conflit s’achève, se pose immédiatement la question de la reconversion des enfants soldats, de leur réintégration dans un système en marge duquel ils ont trop longtemps vécu, car imprégnés exclusivement de codes de violence. La pérennité des moyens soulève de nombreuses  interrogations car la réussite de tels projets est conditionnée par l’implication réelle des Etats concernés (comme évoqué précédemment) et par un cadre stable sans lequel les projets ne peuvent prendre forme.  Les actions tant préventives que « post-conflits» doivent se focaliser sur l’éducation et la resocialisation, « (re)créer un lien social et moral rompu ou altéré ». Dans des pays où l’éducation nationale est très lacunaire à la base, le manque de moyens, de structures et d’outils pédagogiques se fait cruellement sentir. La perpétuation d’un cercle vicieux est dès lors inévitable, la misère et l’ignorance suscitant irrémédiablement la colère et le retour à la violence. Ce genre de contexte n’est pas propice à chasser les vieux démons qui hantent ces jeunes garçons et filles, soldats ou victimes collatérales des conflits. La première erreur de lecture serait de se concentrer sur des facteurs conjoncturels alors que les racines du problème restent peu ou prou constantes et intactes. L’endoctrinement et l’immixtion des enfants dans des conflits asymétriques ou inter-partisans, des guerres de clans ou civiles qui doivent en principe être l’affaire de soldats majeurs, sont favorisés par des « aimants structurels », propres à la plupart des pays du tiers monde et de l’Afrique, souffrant entre autres d’un IDH extrêmement faible et d’un taux de scolarisation très bas. Les enfants, soumis à des travaux ingrats, sont obligés de quitter très tôt l’école. Ils deviennent parfois les uniques soutiens de famille lors du décès ou de la maladie d’un père ou d’une mère. L’appel aux armes et l’argent facile (gagné grâce aux pillages, meurtres et massacres collectifs) constituent une tentation immense pour des enfants. Read the rest of this entry »

Si le volontarisme humanitaire en matière de réintégration des ex belligérants et des enfants-soldats commence à porter ses fruits et à se traduire par des réalisations concrètes, les centres existants ou en cours ne peuvent et ne pourront pas accueillir tous ces enfants dont le nombre semble grandir à mesure que les conflits s’étendent ou perdurent. Par ailleurs, outre « l’effet tache d’huile », la diversité d’âges, de sexes (les fillettes et jeunes filles sont aussi impliquées), de profils, de vécus, de psychopathologies, la disparité des niveaux et des aptitudes d’un enfant à l’autre, exigent non seulement une différenciation du traitement psychothérapeutique mais un effectif conséquent de personnels qualifiés, pluridisciplinaires et polyvalents, ayant une très grande connaissance et expérience des réalités endogènes. La construction de tels centres devrait être accompagnée d’un constant effort de mutualisation des ressources et des énergies.

Eci-jck02La vision qui doit conduire les projets DDR doit être impérativement globale et appuyée par une pleine coopération entre les ONG et les Etats. L’objectif sera long à atteindre, le poids de la mémoire et des réticences politiques et idéologiques étant bien réel dans la plupart des cas. Et permettre à l’ancien enfant-soldat de trouver un travail, source de rémunération et donc de connaître la satisfaction de vivre « à la sueur de son front » et en toute légalité, de jouir de nouveau de l’amour et du soutien familial (pour certains d’entre eux), n’est pas forcément un gage de réussite à long terme. Il est essentiel, à cet effet, que l’enfant ne se coupe pas totalement du centre de réinsertion dès les premiers progrès constatés et qu’il bénéficie d’un suivi minimum à plus long terme car les vulnérabilités liées au souvenir des conflits, les obstacles et résistances sociales à une réintégration parfaite, subsistent dans le temps. Toutes les familles et villages ne sont pas prêts à réintégrer leurs enfants, lesquels ont souvent été forcés par leurs nouveaux maîtres de tuer leurs proches et voisins afin d’empêcher tout retour ultérieur parmi les leurs. Cette infamie qui les touche est difficile à faire disparaître des mémoires. Et si elle la réconciliation a localement été effective, dans des milieux traditionnalistes et animistes, rien ne prouve cependant que les succès obtenus dans le cadre du DDR puissent être invariablement reproduits dans tous les pays africains touchés par ce fléau.

En dépit des projets prometteurs et certains programmes de lutte contre ce véritable « cancer qui ronge  les sociétés de demain par la racine », le concept de l’enfant soldat ne va pas disparaitre, car trop rentable et efficace. Potentiellement, aucun pays d’Afrique, même ceux d’Afrique subsaharienne relativement paisibles et stables, n’est à l’abri de tels phénomènes. Tous les paramètres sociologiques à la base des conflits civils, ethniques et de l’enrôlement des jeunes enfants, y sont déjà présents. Les processus de DDR ne sont qu’à leur premier stade dans la région des grands lacs. Les pays d’Afrique subsaharienne connaissent une nette augmentation du chômage, de la délinquance juvénile, la prostitution s’y développe de façon exponentielle et la pandémie du SIDA continue d’avoir de dramatiques impacts sur l’économie, les liens familiaux et sociaux.ECI-DDR

Il ne faut pas perdre de vue que la prévention restera toujours la meilleure solution. En Asie (Proche, Moyen et Extrême-Orient), l’aspect idéologique (religieux et nationaliste), certes beaucoup plus prégnant que dans le contexte africain,  menace de la même façon l’équilibre et l’avenir des enfants, même si cela ne les mène pas forcément à prendre les armes. Mais d’insidieuses tendances, comme les écoles véhiculant une  propagande guerrière dès l’école primaire, laissent augurer d’un avenir pour le moins sombre, marqué par la perpétuation de schémas manichéens et de haine. Ces idées sont d’autant plus facilement acceptées par des enfants qui naissent et grandissent dans un milieu d’extrême précarité, dans l’angoisse de la guerre et des bombardements. C’est le cas, par exemple, des enfants de Gaza qui voient systématiquement en Israël, à tort ou à raison, « l’entité malfaisante responsable de tous leurs malheurs ». Ces enfants sont récupérés par des mouvements intégristes et activistes dont les modes opératoires vont des attaques terroristes (incluant les attaques kamikazes), tirs de roquettes et guérilla. Même si les mouvements en question affirment officiellement ne pas être favorables à l’engagement des femmes et des enfants dans ses opérations armées et terroristes, ils ne s’y sont jamais fermement opposés. Quant aux puissances occupantes ou qui refusent de satisfaire aux aspirations nationales légitimes de populations (en l’occurrence Israël), elles doivent assumer les conséquences de leurs politiques qui créent du désespoir et entretiennent la violence.

Par le passé, des jeunes femmes palestiniennes, souvent instruites et actives, de même que des enfants scolarisés ont parfois, de façon  présentée comme spontanée,  tenté de commettre des attentats contre des bus, check-points (bien que la plupart furent déjoués avant le drame). Ce qui tend bien à relativiser d’une certaine manière l’impact de l’alphabétisation. Plus importante est la possibilité de proposer à la jeunesse le choix d’un enseignement laïc, débarrassé de tout contenu politique, guerrier ou idéologique. Le mouvement islamique palestinien a très vite compris qu’en termes d’image et d’impact psychologique et symbolique auprès de la communauté internationale, le sacrifice de femmes et d’enfants étaient contreproductif et donnait l’image d’une société barbare, n’accordant aucune valeur à la vie de ses jeunes générations.

Toutefois, le processus psychologique qui mène à l’édification de « l’enfant-soldat » est déjà enclenché depuis au moins deux décennies dans ces territoires et revêt des formes subtiles. Une détérioration de la situation,  le déclenchement d’une guerre civile (qui peut survenir à tout moment) ou d’une guerre régionale, est à même d’accélérer le processus et de faciliter le passage de la théorie à la pratique.

Au Liban du Sud, par exemple, il est essentiel de proposer aux enfants une alternative crédible à une éducation religieuse et militante, même si la « culture de lutte » profite au Liban d’un puissant réseau d’influence, de médias et des structures sociales et caritatives le mouvement Hezbollah et avec lequel il faut savoir négocier et parfois, biaiser. Par ailleurs, la détérioration de structures civiles, éducatives, sanitaires à chaque conflit, amplifie l’insécurité alimentaire, le manque de logements et d’emplois dont la jeunesse est la première à payer le prix. Il s’agit là de futurs défis auxquels il convient dès aujourd’hui de réfléchir et d’esquisser des solutions.

Ibrahim El Ali en collaboration de Chady Hage-Ali

Mawassem-Khaer

Les propos d’un psychologue et d’un ancien enfant soldat

Washington – Les anciens enfants soldats peuvent se réajuster à une société normale, mais c’est un processus long et difficile », affirme Ishmael Beah, qui a écrit un livre intitulé « Le Chemin parcouru : Mémoires d’un enfant soldat », sur son expérience vécue en Sierra Leone.

M. Beah, aujourd’hui âgé de 28 ans, a été nommé par l’UNICEF Défenseur des enfants affectés par la guerre. À ce titre, il sillonne le monde afin d’amener les gouvernements et les organismes privés à financer la réhabilitation et la réinsertion des enfants soldats.

« La socialisation des enfants exige une collectivité soudée, parce que cette dernière a aussi besoin de panser ses plaies et d’apprendre à accepter de nouveau ces enfants en son sein », a déclaré M. Beah lors d’une discussion en ligne organisée le 12 juin par le département d’État.

Participait également à cette discussion le psychologue Michael Wessells, auteur de l’ouvrage intitulé : « Child Soldiers : From Violence to Protection » (Enfants soldats : de la violence à la protection). M. Wessells est professeur à l’université Columbia et au Randolph-Macon College, et il a travaillé avec des enfants soldats du monde entier afin de faciliter leur réinsertion sociale.

La stigmatisation persiste

MM. Beah et Wessells ont tous deux affirmé que la stigmatisation était un problème tenace auquel se heurtaient les anciens enfants soldats qui tentaient de se réinsérer dans la société. C’est particulièrement le cas pour les filles qui, en plus de leur rôles domestiques dans les armées, ont parfois eu également des responsabilités de combattantes.

Selon M. Wessells, le retour au foyer peut être plus difficile pour les filles. « Nombre d’entre elles sont tombées enceintes et ont accouché ; d’autres ont des problèmes de santé génésique, notamment des infections sexuellement transmissibles, et sont victimes d’une plus forte stigmatisation que les garçons. »

Du fait de ce phénomène de rejet, de nombreuses filles préfèrent garder le silence sur leur expérience, et l’opinion publique internationale n’est souvent pas consciente de leurs problèmes, ont affirmé MM. Wessells et Beah.

« L’image que l’o061708_childsn se fait de l’enfant soldat est celle d’un garçon armé d’un AK-47 », a dit M. Beah. Pourtant, a-t-il dit, en Sierra Leone, les filles constituaient une importante composante de l’armée. Mais elles hésitent à demander de l’aide par peur d’être rejetées par leur collectivité.

M. Wessells a suggéré qu’étant donné que les filles se heurtaient à des problèmes différents de ceux des garçons, il serait judicieux de concevoir des programmes spécifiques à leur intention.

Par Samantha Berk, 18 juin 2008

sources : america.gov

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