Friday, August 18, 2017
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Cérémonie de remise des attestations de réintégration à 76 ex-enfants soldats (filles et garçons) au Centre de Kibumba, en partenariat avec l’UNICEF.


Remise d'attestation à Kikumba-crédit photo Simama




Remise d'attestation à Kikumba-crédit photo Simama


Table ronde sur les enfants-soldats

Posted by assoeci On décembre - 16 - 2009 Commentaires fermés sur Table ronde sur les enfants-soldats

ECI participe à la table ronde sur les enfants-soldats, patronnée par les Ministères des affaires étrangères et de la défense et organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil (14/12/2009)

De nombreux membres d’ECI ont participé activement à cette table ronde animée notamment par S.Exc. François Zimeray, ambassadeur des Droits de l’Homme au Quai d’Orsay ; M. Amady Ba du bureau du procureur de la Cour Pénale International de l’ONU (CPI de La Haye) ; du Général Patrick Mairé, magistrat à la Direction des affaires pénales militaires ; de nombreux professeurs illustres et des psychiatres, psychologues, avocats de haut niveau.

Le colloque était organisé par les ONG La Voix de l’Enfant et Parcours d’Exil et était modéré par Anne Gintzburger, journaliste-productrice-réalisatrice.

Les experts d’ECI, particulièrement actifs, ont émis certaines réserves sur des pratiques actuelles et ont présenté la méthodologie suivie par notre Association, qui tient compte d’une longue expérience terrain de ses fondateurs.

Ils se sont démarqués notamment de la durée de la formation pré-réinsertion (jugée trop courte pour éviter ou limiter le risque de récidive), de l’absence de prise en charge et du suivi et des mesures d’accompagnement en faveur des enfants-soldats / filles-soldats démobilisés.

De son côté, Ibrahim El Ali, notre DirCom a insisté efficacement sur la stratégie d’ECI et sa raison d’être en donnant des exemples concrets tirés du terrain (Liban, Sénégal).

Bernard LE VAN XIEU, Président d’ECI

M. Amady Ba de la Cour Pénale Internationale de l’ONU

Mme Martine Brousse, directrice de la voix de l’enfant
Général Patrick Mairé du Ministère de la Défense
Nathalie Delemotte Ferreboeuf, DGA d’ECI,
Be
rnard Le Van Xieu, Président d’ECI,
Ibrahim El Ali, Directeur de communication d’ECI
Louisette Le Fers, training manager,
Marion Le Jean, Legal Officer and Project Officer

Marion Le Jean (à gauche),
Sabrina Boumahdaf, DDR officer

Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

Posted by assoeci On décembre - 13 - 2009 Commentaires fermés sur Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

Conférence de l’Association ECI à l’UNESCO

(samedi 12 décembre 2009)

A l’invitation  des Clubs UNESCO, Louisette LE FERS présidente de HAMAP EDUCATION et membre d’ECI, a organisé le samedi 12 décembre 2009, une présentation de notre Association et du thème essentiel  » les enfants-soldats », qui est au centre de nos objectifs dans le processus Démobilisation / Désarmement / Réintégration (DDR).

C’est ainsi que dans le cadre du colloque « Les jeunes s’engagent pour les jeunes », une équipe d’ECI a animé au siège de l’UNESCO, l’atelier « Le droit de l’enfant à un environnement de paix« , devant une audience de quelques 250 lycéens accompagnés de leurs enseignants.

Les exposés, modérés par Louisette, ont été les suivants :

  1. Présentation de l’Association ECI : buts, objectifs, valeurs, modes d’action, projets en vue (Paul Perrin)
  2. Les enfants-soldats (Louis Diatta) Télécharger l’exposé de Louis DIATTA
  3. Des témoignages d’anciens enfants-soldats réinsérés dans la société (Nathalie Delmotte-Ferreboeuf) Télécharger l’exposé de Nathalie DELMOTTE-FERREBOEUF
  4. Les filles-soldats (Elodie Pelois) Télécharger l’exposé d’Elodie PELOIS
  5. Stratégie communication / Plaidoyer d’ECI (Ibrahim El Ali)

Ces prestations ont connu un grand succès en éveillant l’intérêt du public, jeunes et adultes ; elles ont suscité applaudissements nourris et nombreuses questions, qui ont dû hélas être interrompues pour des raisons de programmation.

Devant ce très beau succès, nous comptons poursuivre notre campagne de communication, dont l’un de futurs rendez-vous marquants, sera la Journée Internationale de l’Enfant-Soldat du 12 février 2010.
Nous visons bien évidemment les agences de l’ONU concernées (UNICEF, BIT, PNUD …), l’OIF, des Groupes parlementaires et des acteurs publics ou privés. Si vous avez de tels contacts, n’hésitez pas à nous en faire part.

Un grand merci chaleureux à Louisette pour avoir organisé avec brio la conférence au profit de cette Agence prestigieuse des Nations Unies, et félicitations aux excellents orateurs qui ont su présenter avec talent, la noble cause que nous défendons. Nous espérons que de nombreux bénévoles motivés viendront nous rejoindre afin de relayer ce message, dont le point culminant sera l’évènement de février prochain.

Bernie Le Van Xieu
UN Staff New York, Rtd
Président ECI

Nathalie DELMOTTE-FERREBOEUF, DGA d’ECI – Paul PERRIN, DG d’ECI – Louisette LE FERS, HAMAP Training Manager – Louis DIATTA, DDR officier – Elodie PELOIS, Child-Soldiers officer – Ibrahim EL ALI, Dir COM


Simama Développement Afrique partenaire d'ECI

Posted by assoeci On octobre - 21 - 2009 ADD COMMENTS

L’association Euro Coopération Ingénierie a le plaisir de vous présenter son nouveau partenaire  SIMAMA DEVLOPPEMENT AFRIQUE et son tout nouveau blog:

http://simamacongo.wordpress.com/

SIMAMA est une ONG Accréditée par l’Etat Congolais (RDC)

SIMAMA DEVELOPPEMENT de la Fondation Dr Germain Kayembe Afrique

SIMAMA signifie “lève-toi” en kiswahili, langue parlée dans l’Est de la RDC .

Cette association existe depuis 2004 et a été accréditée comme ONG par l’Etat Congolais en 2006. Elle est basée à Goma et fonctionne à Kibumba (Territoire de Nyiragongo-Kibumba) sur le site d’un camp de réfugiés à une trentaine de km au Nord de Goma, Nord Kivu, à l Est de la République Démocratique du Congo.

Elles est spécialisée dans les domaines suivant:

* la prise en charge globale des personnes victimes du VIH-Sida
* la lutte contre la violence sexuelle faite aux femmes
* la réintégration des ex enfants-soldats et enfants des rues
* et autres activités d’entraide et de bienfaisance.

ECI-DDRComme la première partie de cette étude l’a indiqué, le continent noir est aujourd’hui la zone la plus massivement touchée par ce phénomène de l’enfant-soldat. Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que si les pays du tiers du monde ont une probabilité plus grande de voir se développer ce fléau, celui-ci ne leur est pas exclusif. Il s’inscrit dans une réalité, plus large, que nous dirions « mondialisée » des conflits contemporains (qualifiés précédemment de « postmodernes », marqués par la confusion des trois composantes de la « trinité remarquable » de Clausewitz, à savoir peuple, gouvernement et armée). Cet état de fait pose dès lors un problème d’identification/ délimitation des participants/belligérants, par leur caractère ambigu, protéiforme et fluctuant, donc insaisissable et difficilement prévisible, infra-étatique donc foncièrement hors-la-loi et anarchique. Un pays émergent, à la croissance accélérée (y compris démographique), peut connaître ce type de conflits internes impliquant la jeunesse si le développement ne suit pas et si l’Etat n’entreprend pas les réformes qualitatives nécessaires. L’aspect économique n’est donc certainement pas le seul déterminant, même s’il joue un rôle majeur et fait figure de facteur aggravant en tout état de cause. Read the rest of this entry »

Réunion "retour d'expérience DDR" le 29 octobre 2009

Posted by assoeci On septembre - 30 - 2009 Commentaires fermés sur Réunion "retour d'expérience DDR" le 29 octobre 2009

L’association ECI organise prochainement une réunion « retour d’expérience » sur le thème de la Démobilisation/Désarmement/Réintégration des anciens belligérants et des enfants-soldats.

Réunion ECIEn s’appuyant sur l’expérience d’une personnalité ayant travaillée à des postes à responsabilité en RCA et en Indonésie, la réunion permettra de mettre en avant ses réussites, ses échecs et les enseignements à en tirer.

Si vous êtes intéressé par cette réunion, ou si vous souhaitez rejoindre l’association ECI-DDR n’hésitez pas à nous en faire part par e-mail à partir de la page « CONTACT« 

J'étais enfant soldat

Posted by assoeci On septembre - 17 - 2009 Commentaires fermés sur J'étais enfant soldat

J’étais enfant soldat

Lucien Badjoko, 19 ans, raconte

J'étais enfants soldats

Lucien Badjoko s’est engagé à 12 ans dans les forces rebelles de Laurent-Désiré Kabila. Il a été enfant soldat pendant 5 ans en république démocratique du Congo. Aujourd’hui, avec l’aide de la journaliste française Katia Clarens, il raconte cette terrible expérience dans un livre, J’étais enfant soldat. Un livre rempli d’horreurs mais aussi d’espoir : Lucien a repris ces études actuellement en droit à Kinshasa.

Lucien Badjoko aura 20 ans en octobre prochain. Crâne rasé de près, sourire enfantin et chemises impeccables, il ressemble à un étudiant en droit de Kinshasa de bonne famille. Lucien est effectivement de bonne famille et poursuit des études de droit. Mais Lucien n’a pas grandi comme n’importe quel enfant. Un jour d’octobre 1996, il a quitté la maison familiale de Bukavu et, en sortant de l’école, a rejoint le mouvement rebelle de Laurent-Désiré Kabila pour renverser Mobutu. A 12 ans, Lucien est devenu un enfant soldat, un kadogo (« trop petit » en swahili).

« Je voulais être un héros dans l’histoire de mon pays », indique-t-il dans le livre qu’il a co-écrit avec la journaliste française Katia Clarens, J’étais enfant soldat. Il justifie son geste par la haine des forces armées zaïroises et sa fascination pour les films d’action qui lui ont donné l’envie de manier les armes. « Quand on a commencé la rébellion pour faire tomber le Léopard, j’ai voulu m’engager. Je suis parti volontairement pour libérer ma famille et mon pays de la dictature », explique-t-il aujourd’hui. C’est avec cette idée naïve en tête qu’il débarque au centre de formation de Kagera, au Rwanda, où s’entraînent les rebelles. Des dizaines d’enfants, comme lui, y sont venus – de gré ou de force – apprendre à « jouer » à la guerre.

Les bons petits soldats

Mais, au centre, comme plus tard sur le front, Lucien découvre bien vite que ce n’est pas un jeu et que les enfants sont traités comme des adultes. Mêmes entraînements, mêmes mauvais traitements, mêmes armes. Pour supporter tout cela, Lucien n’a pas le choix : « Au matin du 11e jour [au centre], je me suis réveillé décidé à devenir un soldat. Un bon soldat. Je serais militaire. Oui. C’est sans doute grâce à cette décision que je ne suis pas devenu fou », écrit-il. Lucien a vécu deux guerres, a vu ses camarades sauter sur des mines ou se faire faucher par les balles. Il a tué, mutilé, torturé et a lui-même été très gravement blessé à plusieurs reprises. « A la guerre, les enfants ne craignent rien et sont les plus résistants. Ils sont facilement manipulables, obéissent aux ordres, ne connaissent pas la valeur de la vie et n’ont aucune conscience de la mort », précise-t-il.

A la lecture du livre, on se rend compte que ce qui a sauvé Lucien, pendant toutes ces années d’horreur, c’est d’abord sa foi en Dieu, puis une volonté hors du commun. Une volonté qui le pousse à mettre sa famille aux oubliettes pour ne pas souffrir en se remémorant les bons souvenirs et à garder en tête son envie de retourner à l’école. Le 18 décembre 2001, 209 enfants sont démobilisés par Bureau national de démobilisation et de réinsertion pour les enfants soldats, le Bunader. Lucien en fait partie. Il a 17 ans depuis 2 mois. Après un passage par le centre de transit et d’orientation de Kimwenza, il quitte la vie militaire en avril 2002. En juin, il décroche son bac. En octobre, il s’inscrit à l’université.

Bourreau ou victime ?

Aujourd’hui, il dissimule ses séquelles physiques et psychiques derrière un détachement douloureux et un discours construit et rationnel. Il insiste : « Je ne suis pas un cas particulier. Beaucoup d’enfants soldats sont récupérables, j’en connais au moins 6 qui sont à l’université avec moi, d’autres sont à l’école secondaire. Au début, je voulais faire un métier qui permette de sauver des vies et entamer des études de médecine. Finalement, j’ai décidé de devenir avocat. » Ancienne machine à tuer hantée par des cauchemars et les souvenirs de ceux qu’il a torturés, Lucien est « resté dur pour ne pas devenir fou ». Il a reconstruit sa vie, loin de sa famille génétique. « J’ai perdu mon affection pour ma famille. Mes amis soldats, ceux qui ont partagé mes souffrances, sont plus proches de moi. Je vis dans l’hypocrisie. Mes amis proches connaissent mon histoire mais les personnes que je fréquente à l’université ignorent tout. Les gens ont du mal avec les militaires, si je leur disais ce que j’ai fait, ils auraient peur de moi. »

A-t-il des remords ? « Je me pose la question tous les jours : suis-je un criminel, un héros, un innocent, une victime ? Je n’ai toujours pas trouvé de réponse… A 12 ans, on n’a pas toutes les capacités pour comprendre, on n’est pas responsable de ses actes. On applique, comme les adultes, le principe de la guerre : celui qui trouve l’autre le premier le tue. Et même si vous quittez la vie militaire, celle-ci reste toujours un peu en vous. Elle transparaît dans vos réactions, votre façon de voir et de gérer les choses. C’est une histoire sans fin. » Lucien, qui avoue dans le livre avoir aimé « la musique des armes », chante aujourd’hui à la chorale de l’église catholique St Christophe, à Kinshasa. Il est toujours aussi croyant. Lui, qui a dormi dans la boue et la forêt, loue aujourd’hui une maison dans Kin avec un ami.

Exorciser par l’écriture

Il est à l’origine de la création de l’Ambassade des enfants soldats démobilisés. « Avec d’autres amis démobilisés, nous voulions mettre en place une structure pour aider les enfants soldats et sensibiliser ceux qui sont restés ou sont retournés dans l’armée. Beaucoup se retrouvent coincés : ils sont loin de leur famille, sans argent, n’arrivent pas à reprendre une vie civile, alors ils retournent au camp… On essaie de leur faire prendre conscience que lorsque la situation aura évolué et que la paix sera revenue, ils ne seront plus rien. Ce ne sont pas des militaires mais des combattants. Ils doivent s’instruire pour préparer leur avenir. Sinon, qui prendra la relève ? C’est notre génération qui va être appelée à assumer des responsabilités dans les prochaines années, nous devons nous conscientiser, sortir de l’exploitation, trouver notre liberté individuelle. »

Pour exorciser, Lucien a aussi fait l’effort d’écrire le livre. « L’écriture m’a aidé à me défouler. Je voulais montrer la vie d’un enfant dans la guerre, son rôle dans les forces combattantes et le drame qu’il y vit. C’est difficile à raconter. J’ai mis deux mois à être en confiance avec Katia, à être totalement sincère avec elle. Il m’a fallu du temps pour m’ouvrir. » De son côté, Katia Clarens, journaliste au Figaro Magazine, explique : « J’ai rencontré beaucoup d’enfants soldats, filles et garçons. Lucien étant francophone, cela a favorisé le contact. Mais c’est surtout son intelligence et sa capacité à raconter les choses qui m’on séduite. Beaucoup d’enfants sont tellement traumatisés qu’ils ne peuvent pas parler. Lorsque Lucien m’a fait parvenir 15 pages sur sa vie par la valise diplomatique, je me suis dit que c’est avec lui qu’il fallait que je travaille. » Elle précise : « Avec ce livre, nous ne prétendons pas être les porte-paroles de tous les enfants soldats. La trajectoire de Lucien n’est pas représentative de tous les enfants soldats de RDC. C’est juste une expérience individuelle. » Aujourd’hui, Lucien n’a qu’un seul objectif : réussir ses études. Il en oublie presque d’être rancunier envers ceux qui l’ont armé, manipulé et pour lesquels il a mis sa vie en danger sans contrepartie… Il conclut, tout simplement : « Mon histoire n’est ni pire ni meilleure qu’une autre. C’est la mienne, c’est tout. »

« J’étais enfant-soldat  » de Lucien Badjoko, avec Katia Clarens, éditions Plon.

Source: Afrik.com par Olivia Marsaud

ECI-DDR

Les propos d’un psychologue et d’un ancien enfant soldat

Washington – Les anciens enfants soldats peuvent se réajuster à une société normale, mais c’est un processus long et difficile », affirme Ishmael Beah, qui a écrit un livre intitulé « Le Chemin parcouru : Mémoires d’un enfant soldat », sur son expérience vécue en Sierra Leone.

M. Beah, aujourd’hui âgé de 28 ans, a été nommé par l’UNICEF Défenseur des enfants affectés par la guerre. À ce titre, il sillonne le monde afin d’amener les gouvernements et les organismes privés à financer la réhabilitation et la réinsertion des enfants soldats.

« La socialisation des enfants exige une collectivité soudée, parce que cette dernière a aussi besoin de panser ses plaies et d’apprendre à accepter de nouveau ces enfants en son sein », a déclaré M. Beah lors d’une discussion en ligne organisée le 12 juin par le département d’État.

Participait également à cette discussion le psychologue Michael Wessells, auteur de l’ouvrage intitulé : « Child Soldiers : From Violence to Protection » (Enfants soldats : de la violence à la protection). M. Wessells est professeur à l’université Columbia et au Randolph-Macon College, et il a travaillé avec des enfants soldats du monde entier afin de faciliter leur réinsertion sociale.

La stigmatisation persiste

MM. Beah et Wessells ont tous deux affirmé que la stigmatisation était un problème tenace auquel se heurtaient les anciens enfants soldats qui tentaient de se réinsérer dans la société. C’est particulièrement le cas pour les filles qui, en plus de leur rôles domestiques dans les armées, ont parfois eu également des responsabilités de combattantes.

Selon M. Wessells, le retour au foyer peut être plus difficile pour les filles. « Nombre d’entre elles sont tombées enceintes et ont accouché ; d’autres ont des problèmes de santé génésique, notamment des infections sexuellement transmissibles, et sont victimes d’une plus forte stigmatisation que les garçons. »

Du fait de ce phénomène de rejet, de nombreuses filles préfèrent garder le silence sur leur expérience, et l’opinion publique internationale n’est souvent pas consciente de leurs problèmes, ont affirmé MM. Wessells et Beah.

« L’image que l’o061708_childsn se fait de l’enfant soldat est celle d’un garçon armé d’un AK-47 », a dit M. Beah. Pourtant, a-t-il dit, en Sierra Leone, les filles constituaient une importante composante de l’armée. Mais elles hésitent à demander de l’aide par peur d’être rejetées par leur collectivité.

M. Wessells a suggéré qu’étant donné que les filles se heurtaient à des problèmes différents de ceux des garçons, il serait judicieux de concevoir des programmes spécifiques à leur intention.

Par Samantha Berk, 18 juin 2008

sources : america.gov

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